Revue de presse/Actualité
Je ne veux pas donner de subventions à un groupe qui traite la France de pays raciste
Samedi 04/02/2012Extrait d’un interview de Jacques Bompard lu sur Nouvelles de France suite à son refus de prêter au groupe de rap IAM le théâtre antique de la ville d’Orange :
Nous n’étions tout simplement pas chauds pour permettre à ce groupe de se produire dans le théâtre. Je ne veux pas donner de subventions à un groupe qui traite la France de pays raciste et qui, par surcroît est de mauvais goût (…) Je crois que la France est un pays où l’on a inversé les valeurs. À Orange, nous pensons qu’il y a une hiérarchie des valeurs et nous luttons contre cette inversion. Nous préférons développer une culture populaire, c’est-à-dire une culture qui plaît au peuple (…) Je trouve colossal que l’on puisse traiter la France de « raciste » étant donné que c’est le seul pays au monde où l’on peut rentrer à plus de 65 ans et toucher le minimum vieillesse, le seul pays au monde qui fait preuve de cette exceptionnelle « gentillesse » sociale, que je trouve pour ma part « éberluante ». Oser traiter la France de raciste, c’est mordre la main de celui qui vous donne à manger (…) Je crois que c’est aux spectateurs de financer les spectacles et non aux collectivités (…)
Qu’est-ce qui attire IAM dans le théâtre antique ?
C’est plutôt à eux qu’il faudrait le demander mais je pense que le Théâtre antique est un monument assez exceptionnel. Il offre 9 000 places, c’est « le plus beau mur de France » selon Louis XIV. Alors, tenter de venir insulter la France et les Français dans une réalisation parmi les plus belles de France les amusent sûrement, moi je trouve ça très triste.
Vous êtes par ailleurs candidat aux élections législatives (…) Aurez-vous un candidat FN face à vous ?
Oui, une candidate est annoncée. Je m’en serais passé, je défends mes idées sur le terrain depuis des dizaines d’années, je ne comprends pas ce trop ce que cette candidate vient faire là…
Soutenez-vous un candidat pour l’élection présidentielle ?
Je pense que je pouvais dire des choses que ne diront pas les candidats en place mais sachant que je n’aurais pas eu les 500 signatures, je n’ai pas pris cette peine. Si Marine le Pen me demande mon soutien, on étudiera le dossier mais pour l’instant on n’en est pas là.
Pierre de Bellerive
Nouvelles de France

