Elections
En Picardie, la campagne de Thomas Joly bat son plein...
Vendredi 12.03.2010Article paru dans L'Aisne Nouvelle Numéro un d'une liste régionale qui regroupe le MNR de Bruno Mégret et la Nouvelle Droite Populaire, le conseiller régional sortant déclare d'emblée : « Nous sommes aux régionales. Nous serons aux cantonales l'an prochain puis à la présidentielle en 2012. Nous sommes une force de rassemblement alternative et nationaliste. N'ayons pas peur des mots. ».
Thomas Joly règle ses comptes avec le FN : « Un outil du système politique au même titre que Besancenot pour l'extrême gauche. L'avenir de la droite nationaliste est dans l'union, pas dans un fan-club de Marine Le Pen. ». Et de qualifier le FN d'impasse électorale sans perspective d'avenir. Pour le leader du Parti de la France, il faut arrêter de mentir aux Picards : « Faire croire que le conseil régional va régler le problème du chômage, c'est faux ! Il faut avoir l'honnêteté de proposer un programme qui soit en rapport avec les compétences de la région. »
Les nationalistes affichent leurs intentions : réduire les dépenses, mettre fin aux investissements hasardeux et défendre en priorité les Picards et les Français : « Arrêtons de financer la misère du monde ». Et de dénoncer le financement d'emplois solidaires : « Surtout solidaires avec le PS… »
Roland Hélie (Nouvelle Droite Populaire) dénonce une islamisation de la France « Nous ne voulons pas que la Picardie, terre de cathédrales, devienne une terre des minarets. Nous pensons être un outsider. Pourquoi pas créer la surprise ! »
L'union d'extrême droite refuse le chômage, la mondialisation sauvage, les délocalisations, le racket fiscal, l'immigration, la colonisation, l'insécurité, les minarets, les burqas… « Face à la racaille défendons-nous… Produisons français avec des Français. » Aucun volet n'est oublié dans le programme du PdF : pour l'environnement, arrêt des gadgets du développement durable destinés à satisfaire les « pseudo-écolos gauchistes » ; mise en place d'une campagne d'information sur l'arnaque du réchauffement de la planète destiné à taxer plus et à culpabiliser au nom de l'environnement ; refus des OGM en Picardie, développement des aides à l'isolation, instauration d'une prime aux entreprises appliquant la préférence nationale à l'embauche…
Interrogé si une fusion était envisageable avec le FN au second tour, le PdF répond : « Nous refusons que le nationalisme soit confisqué par une famille. Mais si une main nous est tendue, nous la saisirons. Nous avons été exclus du FN. » Qui aime bien châtie bien.

