Editorial
LA LAÏCITE REPOND - ELLE AUX PROBLEMES DE NOTRE TEMPS ?
De Jean-Luc MELENCHON à Marine LE PEN en passant par François HOLLANDE, François BAYROU, Alain JUPE, Jean-François COPE et Nicolas SARKOZY, toute la classe politique semble se rejoindre sur ce point mais peut-être avec des objectifs différents, la France doit affirmer son héritage laïc. Seul Carl LANG affirme un héritage chrétien et humaniste.
Il est intéressant de se demander pourquoi ces responsables politiques sont-ils tous si attachés à la ” laïcité “. Serait-elle la nouvelle religion de la république française ? une sorte de dogme auquel tout le monde devrait obéir ? Le dogme est la particularité d’une religion, sans dogme point de salut. L’humanisme s’est montré très critique sur le dogmatisme religieux. La laïcité aurait-elle reproduit le même fonctionnement pour devenir incontournable, indiscutable ? C’est aujourd’hui la première question que l’on pose à un candidat à des élections, raison de plus pour les élections présidentielles.De quoi s’agit-il vraiment lorsque l’on évoque la France laïque ? La première réponse est que le pouvoir politique est séparé du pouvoir religieux depuis la séparation de léglise et de l’état. Il ne doit y avoir aucun signe religieux dans l’espace public, aucune pratique religieuse non plus. Enfin, selon le concept de laïcité, chaque français a le droit de pratiquer la religion de son choix.
” La laïcité désigne le principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse. Elle désigne également le caractère des institutions, publiques ou privées, qui, selon ce principe, sont indépendantes du clergé et des Églises ; l’impartialité, ou la neutralité de l’État à l’égard des Églises et de toute confession religieuse1. neutralité vis-à-vis de toutes les religions. L’adjectif « laïque2 », dans son acception moderne, est dérivé du vocabulaire théologique : l’Église catholique distingue en effet parmi les chrétiens les laïcs, qui constituent la grande majorité des fidèles, et les clercs (évêques, prêtres, diacres), ministres ordonnés. Le mot “laïc” est toujours couramment utilisé dans l’Eglise, notamment par le concile Vatican II . Le néologisme « laïcité » est apparu au xixe siècle. « Laïque » s’oppose donc d’abord à « clérical ». Par extension, il peut désigner tout individu qui n’est pas clerc ; il peut aussi désigner l’indépendance par rapport à toute autorité religieuse. Pour les Républicains français de la troisième République, le cléricalisme renvoie, non à la religion, mais à la prétention des clercs à régir la vie publique d’un État au nom de Dieu ou de croyances religieuses. En cela, ils ignoraient le fait que l’Église n’est pas constituée uniquement de clercs, la grande majorité des catholiques étant des laïcs ; ce n’est pas sans ambiguïté.” source Wikipédia
Lorsque Jean-Luc MELENCHON candidat à l’élection présidentielle se fait l’avocat des musulmans, de quelle laïcité parle-t-il ? Lorsque Martine AUBRY organise dans les locaux municipaux des réceptions pour l’Islam de France, de quelle laïcité parle-t-elle ? Lorsque l’UMP se prononce “pour” le financement par l’état français de nouvelles mosquées, de quelle laïcité s’agit-il ? Si Marine LE PEN se dit contre le financement par l”état, quel financement propose-t-elle alors ? La France laïque peut elle laisser s’implanter de plus en plus de lieux de culte musulmans ? Nous voyons bien alors le réel problème qui se pose. Un pays laïc ne peut pas s’opposer à la pratique d’une religion et donc se voit dans l’obligation d’accepter la construction de nouveaux lieux de culte en fonction du nombre d’arrivants qui augmente chaque année. La discussion se focalise sur le financement, privé ou public, mais jamais sur le fait d’autoriser ou non ces constructions.
La France doit-elle assumer son héritage Laïc ou chrétien ? Car la question devra bien être posée un jour ou l’autre. Si la France reconnait son héritage chrétien, elle doit veiller à transmettre le message chrétien aux français,de toutes origines.Se pose le problème lié à l’immigration de plus en plus massive venant de la civilisation orientale à obédience musulmane.Une assimilation à la culture chrétienne est elle possible ? Nous voyons bien que le concept de laïcité se trouve dépassé par l’arrivée d’autres religions en France qui provoquent un bouleversement des repères dans la société.A en lire les responsables de l’islam de France ou quelques philosophes musulmans, la laïcité est pour eux un excellent concept qui permet à cette religion de faire partie du paysage spirituel français. Pouvons-nous dire alors que la France assume et perpétue son héritage chrétien ? Non, la France de la laïcité s’oppose à cette transmission de générations en générations.On parle d’héritage “historique”, sans plus, avec de beaux monuments .Gilles LEBRETON, conseiller politique de Marine LE PEN dit à ce sujet: ” il faut vivre avec son temps ” . Il ajoute qu’un homme politique qui parlerait d’héritage chrétien en France serait “dépassé “.
Propos intéressants de ce professeur de droit public à l’Université du Havre et conseiller politique de Marine LE PEN qui place la laïcité au centre de son discours politique, sans pouvoir par contre répondre au problème des mosquées et de leurs financements privés. Interrogé sur cette question de la laïcité en France, Carl LANG, président du PDF, le Parti de la France, candidat lui aussi à l’élection présidentielle, propose un ” héritage chrétien et humaniste ” mais reste convaincu que la revendication “laïque” est une erreur , porte ouverte à l’implantation de l’Islam.
La question des civilisations est posée, la France restera-t-elle une terre chrétienne ou deviendra-t-elle musulmane ? Dans cette hypothèse, ce sera bien la fin de la “culture laïque ” qui aura repoussé la culture chrétienne, certes, mais qui aura ainsi permis l’installation durable de l’Islam.
Jean-Yves METAYER-ROBBES
à lire sur: http://www.france-libre-infos.fr/ledito-de-jean-yves-metayer-robbes/
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