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Affaire Skripal : la France, valet de la perfide Albion ?


Rédigé le Dimanche 8 Avril 2018 à 19:08 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 9 avril 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une affaire anglo-russe. Malheureusement non. L’affaire Skripal, du nom de cet ancien colonel des services de renseignements militaires russes ayant trahi son pays contre de l’argent au profit du Royaume-Uni, a pris une dimension planétaire. Et la France y est pleinement impliquée.

 

Rappelons tout d’abord les faits.

Le 4 mars, dans la banlieue de Salisbury, au sud de l’Angleterre, Sergeï Skripal et sa fille, Ioulia, venue de Moscou, sont empoisonnés par un agent neurotoxique.

Le 6 mars, la police locale est dessaisie de l’affaire au profit du Contre-terrorisme britannique.

Le 9 mars, soit 5 jours plus tard, 180 experts en guerre chimique et en décontamination, ainsi que 18 véhicules, ont été déployés. Le personnel comprenait des militaires de la 8e brigade de Génie, des instructeurs du centre de défense CBRN, de la Royal Marine et de la Royal Air Force. Les véhicules ont été fournis par le Royal Tank Regiment… Pour autant, les habitants de Salisbury sont juste invités à nettoyer leur vêtement, le risque de contamination étant qualifié de faible à très faible, par le gouvernement…

Des échantillons de l'agent neurotoxique utilisé dans l'attaque ont été testés au Defence Science and Technology Laboratory à Porton Down. Ahmet Üzümcü, Directeur général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, l’OIAC, a déclaré le 20 mars qu'il faudra « deux à trois semaines pour finaliser l'analyse des échantillons prélevés ».

 

Mais non. Pas la peine d’attendre les analyses.

Le 6 mars, deux jours après les faits, Boris Johnson, ministre britannique des Affaires Étrangères, annonce que son gouvernement réagirait de manière « appropriée et ferme » si l’État russe était impliqué dans cet empoisonnement…

Le 8 mars, avant même que les experts n’arrivent sur le lieu du crime, Amber Rudd, ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni, estime que l'utilisation d'un agent neurotoxique sur le sol britannique était « un acte effronté et téméraire ».

Le même jour, Tom Tugendhat, président des Foreign Affair Select Committee de la Chambre des Communes, déclare que la Russie menait une « guerre officieuse et insidieuse » contre l'Occident.

La Première ministre Theresa May s'adresse à la Chambre des Communes le 12 mars, je cite : « Il est maintenant clair que M. Skripal et sa fille ont été empoisonnés à l'aide d'un agent neurotoxique de qualité militaire, d'un type développé par la Russie. Cet agent neurotoxique fait partie d'un groupe de produits connus sous le nom de « Novichok ». Sur la base de l'identification positive de cet agent chimique par les experts de classe mondiale du Defence Science and Technology Laboratory de Porton Down, ainsi que notre connaissance du fait que la Russie a précédemment produit cet agent et serait toujours capable d'en produire, du passé de la Russie en matière d'organisation d'assassinats commandités par l'État, et enfin notre estimation que la Russie considère certains transfuges comme des cibles légitimes de tels assassinats, le Gouvernement a conclu qu'il était hautement probable que la Russie était responsable de l'acte commis contre Sergei et Yulia Skripal ». Fin de déclaration.

 

Le 12 mars, il n’y a donc aucune preuve réelle et tangible de l’implication de la Russie, encore moins de son président Vladimir Poutine pourtant personnellement mis en cause par Boris Johnson, quatre jours plus tard.

Et pourtant, 18 pays membres de l’OTAN, de l’Union européenne ou d’autres à la remorque expulsent plus de 150 diplomates russes, au cours de « la plus grande expulsion collective de diplomates et d'agents russes de toute l'Histoire », plongeant le monde dans une nouvelle guerre froide et des tensions proches de la crise de Cuba.

La France n’est pas en reste, puisqu’elle expulse 4 diplomates russes, en solidarité avec le Royaume-Uni. Elle est de plus associée à l’enquête, alors que la Russie en est écartée, accusée mais sans avoir accès au dossier…

 

Oui, mais… Le 3 avril, le chef du laboratoire de Porton Down déclare que ses chercheurs n'avaient pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat et que des agents similaires au gaz A234 pouvaient être produits dans une vingtaine de pays… dont de nombreux de l’OTAN.

La diplomatie russe contre-attaque et pose alors officiellement une série de questions au Royaume-Uni, à la France et à l’OIAC.

En voici quelques-unes…

1. Pourquoi la Russie se voit-elle refuser le droit d'accès consulaire à deux citoyens russes qui ont été blessés sur le territoire britannique ?

2. Quels antidotes spécifiques et sous quelle forme ont-ils été administrés aux victimes ? Comment ces antidotes se sont-ils retrouvés en la possession des médecins britanniques sur les lieux ?

3. Pour quels motifs la France a été associée à la coopération technique dans l'enquête sur l'incident dans lequel des citoyens russes ont été blessés ?

7. Quelles preuves ont été transmises à la France pour qu'elle étudie et mène sa propre enquête et dans quels laboratoires ces études ont été menées ?

12. Sur la base de quels signes « l'origine russe » de la substance utilisée à Salisbury a été établie ?

13. Le Royaume-Uni dispose-t-il d'échantillons de contrôle de l'agent de guerre chimique que les représentants britanniques appellent le Novitchok ?

14. Le Royaume-Uni a-t-il développé des échantillons de l'agent de guerre toxique de type Novitchok ou ses analogues ?

Aucune réponse n’a pour l’instant été apportée à ces questions, malgré leur pertinence.

 

On se demande encore quel aurait été l’intérêt pour la Russie d’assassiner un traître, certes, mais en pleine campagne électorale présidentielle, à la veille de la Coupe du Monde de football, dans ce climat de russophobie existant après les succès de la Russie en Crimée et en Syrie, et avec des moyens tellement énormes et imprécis qu’on se demande si une bombe nucléaire sur Salisbury aurait fait plus de vagues…

En revanche, on peut mesurer tout le bénéfice qu’en a tiré le Gouvernement Britannique. Thérésa May, au plus bas dans les sondages, incapable de négocier le Brexit, a pu arriver au Congrès de son parti en chef de guerre. La population britannique, se sentant attaquée, a fait front derrière le Gouvernement et a oublié, comme à chaque fois, ses divisions internes. Mais plus encore, en obligeant les pays de l’Union européenne et surtout l’Allemagne et la France, à une solidarité immédiate, inconditionnelle, en l’absence de toute preuve légale, le Royaume-Uni a mis au pas l’Union européenne. Cette dernière ne pourra plus se montrer aussi intransigeante sur le Brexit.

 

La France, que le quinquennat Hollande avait déjà ridiculisée, tout en détruisant sa diplomatie, n’a pas su faire preuve d’indépendance et de souveraineté. Elle aurait dû, comme l’Autriche, attendre les conclusions d’une enquête qui prouvera certainement un coup monté d’officines barbouzes. En prenant pour argent comptant les déclarations insultantes et belliqueuses d’un Boris Johnson, pris en flagrant délit de mensonge par ses propres services, Emmanuel Macron n’a pas su endosser le costume de chef d’État qui sied à la France, puissance nucléaire qui se doit d’être libre et indépendante, et qui aujourd’hui voix souveraine dans un monde multipolaire, leader d’une Europe des nations devrait prendre la défense de notre civilisation, comme le fait la Hongrie.

Décidément, force est de constater, que le macronisme n'est finalement qu'un autoritarisme au petit pied.




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