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Brexit or not brexit ? La volontaire populaire ? Pour quoi faire !…


Rédigé le Lundi 7 Mai 2018 à 07:00 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 7 mai 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Il n’y a que les naïfs qui s’étonneront du vote discret, mais éminemment politique, de la Chambre des lords ce 30 avril, qui octroie au Parlement britannique le droit de bloquer un Brexit sans accord, tandis que le négociateur en chef de l’Union européenne, le français Michel Barnier, a mis en garde contre le « risque » d’un échec des négociations. Majoritairement pro-EU, la chambre des Lords a adopté cet amendement par 335 voix contre 244, amendement qui, je cite le Lord conservateur Douglas Martin Hogg, un des signataires : « offre aux parlementaires la possibilité de suggérer de nouvelles négociations, voire de décider d’un maintien dans l’UE ».

 

On se demande dès lors pourquoi l’Union européenne accepterait de négocier quoi que ce soit avec le Gouvernement de Theresa May, puisque l’absence d’accord sur le Brexit conduirait de facto à un maintien du Royaume Uni dans l’Union européenne, aux conditions antérieures, comme si le référendum du Brexit n’avait jamais existé !

L’Union européenne en sortirait renforcée.

Les eurosceptiques encore plus convaincus que l’Union européenne est cette nouvelle Union soviétique, destructrice des nations et des libertés individuelles.

Mais le Royaume-Uni ? Si les Anglais et les Gallois ont clairement démontré leur volonté de sortir de l’Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016, les Écossais, les Irlandais et les Gibraltariens ont clairement exprimé un vote contraire, comme vous pouvez le constater sur cette carte. Et ce sont les trois problèmes vitaux de la Couronne : l’Écosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar…

 

Le vote est intervenu quelques heures après une mise en garde de Michel Barnier, sur la question de la frontière irlandaise. Je cite : « Le cadre de l’accord doit contenir une solution claire et opérationnelle concernant l’Irlande », c'est ce qu'il a déclaré lors d’une conférence de presse en Irlande. « Tant que nous n’aurons pas atteint cet accord, il y a un risque que ces négociations n’aboutissent pas ». S’exprimant à Dundalk, à un jet de pierre de la frontière avec l’Irlande du Nord, il a dit espérer des progrès d’ici les conseils européens de juin puis d’octobre, tout en insistant sur le fait qu’il n’était pas « favorable à repousser davantage » la conclusion d’un accord. Le Royaume-Uni comme l’UE disent vouloir éviter le rétablissement d’une frontière « dure » entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande voisine, qui sera, elle, toujours membre de l’UE, après la sortie britannique fin mars 2019.

 

Il s’agit de préserver l’accord de paix de 1998 ayant mis fin à trois décennies d’affrontements sanglants entre nationalistes et unionistes nord-irlandais, en renforçant les liens entre les deux territoires. Or Londres a décidé de quitter l’union douanière et le marché unique, après le Brexit. Le choix est donc cornélien : ou la frontière est externe entre les deux Irlande, et la lutte armée reprendra, ou la frontière est interne entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume Uni, ce qui sera de fait une « remise en cause de l’intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni ». Une critique exprimée notamment par les élus du petit parti unioniste nord-irlandais DUP… sans qui Theresa May n’aurait pas de majorité à Westminster…

 

Autre problème, mais tout aussi insoluble du côté d’Édimbourg. En septembre 2014, lors du dernier référendum sur l’indépendance de l’Écosse, le non l’avait emporté à 55,3 %, car la menace de Londres et de Bruxelles était claire : si vous quittez le Royaume-Uni, vous quittez l’Union européenne… Moins de deux ans plus tard, l’arnaque était totale : le non au Brexit culminait à 62 %… ce qui serait sans doute le score du « oui » à l’indépendance si un nouveau référendum avait lieu dans les prochaines semaines… Or le poids de l’Écosse dans le PIB britannique est de première importance : 96 % de la production pétrolière britannique et 52 % de la production de gaz se situent dans les eaux territoriales écossaises… 70 % du poisson britannique est écossais et les exportations de whisky représentent à elles seules 6 milliards d’euros. Sans compter que l’Écosse vend la majorité de ses biens, soit 63 milliards l’an passé, à l’Angleterre. Et y achète, dans le même temps, pour 78 milliards d’euros… Autant dire que le départ de l’Écosse du Royaume-Uni plomberait gravement l’économie de Londres.

Le problème est aussi militaire. Les quatre sous-marins nucléaires du Royaume-Uni croisent en Écosse. En cas de "oui" au référendum, le Scottish National Party a déjà annoncé que ces navires Trident devraient quitter la base de Faslane, à l’ouest de l'Écosse, dans les 4 ans. Les déplacer s'annonce coûteux et complexe. Un transfert est évalué à environ 10 milliards d'euros, près du quart du budget annuel de l'armée britannique…

 

Et la question militaire est aussi au cœur de la question concernant Gibraltar. Lors du référendum sur le Brexit, cette enclave britannique de 33 000 habitants au sud de l'Espagne a voté à plus de 95 %, pour le maintien dans l'Union européenne. L’île ferait sécession et demanderait à être rattachée à l’Espagne en cas de Brexit. Évidemment, puisqu’aujourd’hui c’est un petit paradis économique qui profite aussi bien à ses 33 000 habitants, qu’aux 8 000 Espagnols qui viennent y travailler chaque jour… Or Gibraltar est une base militaire britannique de première importance qui contrôle la Méditerranée, comporte une base aérienne qui est un véritable porte-avions pour toutes les missions en Afrique du Nord et un réseau de communications et d’écoutes, partie intégrante du réseau Échelon, système de surveillance mondiale.

Cela fait beaucoup de raisons stratégiques, économiques et politiques pour que le Brexit n’aboutisse pas… Les élites n’en veulent pas, et s’en sont donné les moyens avec cet amendement. Il fallait un fusible, ce sera Theresa May. On expliquera doctement aux Anglais que le Brexit a été mal préparé, mal négocié et qu’il y va de la grandeur de l’Empire de rester au statu quo. Hors de Schengen, dispensé de l’euro, bénéficiant du fameux rabais qui n’en fait que le 4e contributeur au budget européen…




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