Ce n'est pas tant que diesel que le gouvernement qui nous enfume…



Extrait de l'Édition du 19 novembre 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


La grogne des Gilets Jaunes ne peut pas se résumer à la question des taxes sur les carburants. C’est tout le ressentiment de la population rurale, de souche, qui se sent étrangère sur sa propre terre, et qui vit sans services publics, sans emploi, sans infrastructures, oubliée de Paris, sauf quand il s’agit de payer pour les quartiers à forte mixité culturelle ou pour les arrivés illégaux choyés comme des nouveau-nés.
Mais, prenons le problème tel que le Gouvernement de l’Illuminé du Touquet voudrait que nous le fassions. Acceptons l’idée de la nécessaire transition énergétique. Tabasser fiscalement les ploucs permettrait de sauver la planète… Partons de ce postulat.
 
Tout d’abord, prenons en compte que la France ne représente que 0,2 % de la pollution mondiale. Donc, en ruinant les Français du Roumois ou du Quercy, on peut considérer que cela ne changera pas grand-chose aux pollutions émises par les villes-usines de Chine ou les fleuves poubelles d’Afrique. Surtout quand on livre la totalité du marché intérieur de la France, aux sous-produits qui sortent de ces villes-usines chinoises, ou que l’on exporte en Afrique les véhicules interdits en métropole, le tout à l’aide de cargos qui polluent chacun autant qu’un million de voitures, si l’on en croit les études réalisées par deux ONG environnementales.
En prenant en considération la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 15 plus gros navires cargos du monde polluent autant que l'ensemble des 760 millions d'automobiles de la planète… Sur les navires, les moteurs tournent au fioul lourd, peu cher, très chargé en soufre, à 3,5 %, « jusqu’à 3 500 fois plus polluant que les voitures » et bien sûr, ces moteurs ne sont pas équipés de filtres à particules !…
 
Du coup, quand on nous dit que l’ennemi, ce serait le gasoil de nos voitures, il y a de quoi tiquer quelque peu… Les voitures diesel d’aujourd’hui sont équipées de filtres qui captent jusqu’à 99,9 % des particules fines émises. Le problème n’est donc pas là. Surtout qu’on ne produit pas du gasoil à la demande : le cracking, la série d’opérations qui permet la transformation du pétrole en carburant, en produit obligatoirement. Pour faire simple et en schématisant beaucoup, car en vérité c’est un tout petit peu plus complexe :
  • On verse du pétrole brut dans une immense cuve et on allume le feu dessous, très doucement au début, à 20 °C.
  • La cuve commence alors à « dégazer », et on récupère les gaz propane, butane et GPL.
  • On augmente le feu à 150 / 200 °C, alors sortent les vapeurs qui, une fois condensées donnent les essences de pétroles. D’abord les naphtes, pour la pétrochimie, puis l’essence pour nos voitures.
  • On augmente encore la température jusqu'à 300 °C. Et là, montent alors les huiles : le kérosène pour les avions, le fameux gazole pour nos moteurs diesel, et le fioul domestique.
Il ne reste à la fin plus que les résidus : les bitumes avec lesquels nous faisons nos routes. Vous l'aurez compris, rien ne se perd dans le pétrole.
Le problème pour les industries pétrolières, c’est qu’il y a plus de voitures diesel qu’essence, et le cracking produit 45 % d’essence et 21 % de gasoil… alors que les voitures diesel représentent 68 % du parc automobile. Quand les pouvoirs publics auront ramené l’équilibre, 2 véhicules essence pour 1 véhicule diesel, vous verrez que les problèmes de pollution auront disparu… d’autant plus facilement que, nous l’avons vu, les particules diesel sont filtrées.
Au passage, mais ça personne ne le dit, les véhicules essence produisent du C02, ce gaz à effet de serre qui est l’ennemi n° 1 paraît-il… Alors, allez comprendre…
 
La solution serait donc les voitures électriques ? Et bien non.
En ne tenant compte que de la production du véhicule, une voiture électrique est deux fois plus dommageable pour l’environnement qu’un véhicule thermique. Ceci s’explique par les matériaux intervenant dans la fabrication des batteries, comme le lithium par exemple, une ressource naturelle qui va commencer à s’épuiser au fil du temps.
Se pose aussi la question primordiale que les pouvoirs publics n’ont jamais abordée : quelle électricité pour charger ces voitures électriques ?
Depuis plusieurs années, lors des hivers froids, des délestages et des coupures tournantes sont organisés pour faire face à une demande en électricité supérieure à notre capacité à en fournir. Les centrales nucléaires sont vieillissantes, certaines devraient être déjà démantelées. Et il faudrait donc que nous roulions tous à l’électrique, et que chaque nuit, les 32 millions de véhicules immatriculés en France soient branchés sur le réseau ?…
Et alors que la transition énergétique devrait se passer en moins de 10 ans, chaudières au fioul comprises, l’État n’a programmé aucune construction de centrale…
Le nucléaire… La France ne sait plus construire de centrales. Les deux chantiers de nouvelle génération, les EPR, l’un en Normandie, l’autre en Finlande, ont pris 15 ans de retard et ont coûté plusieurs milliards d’euros en surcoût. Et ils n’ont pas produit 1 watt d’électricité…
Le thermique ? Il serait quand même paradoxal que l’on construise des centrales aux charbons, à fort effet de serre, pour mettre fin aux moteurs thermiques des voitures… bien qu’au final, c’est ce qui risque de se faire indirectement, puisque face à la pénurie, nous pourrions acheter de l’électricité à l’Allemagne, dont la totalité de la production électrique est thermique, depuis l’arrêt total de ces centrales nucléaires, sous la pression des Verts…
 
Qu’en est-il des énergies renouvelables ?
La France ne construira plus de barrages hydroélectriques : pire, elle les démonte comme en Normandie, pour permettre à des poissons de remonter des cours d’eau qu’ils n’ont pas fréquentés depuis 100 ans… Quand elle ne les démonte pas, la France les brade à des sociétés privées sur injonction de Bruxelles. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW, équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public sera privatisé avant 2050.
Les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux collectivités locales, leur masse salariale faible — 21 000 salariés — et leurs installations amorties depuis des lustres, étaient pourtant la propriété des Français qui les avaient payés depuis longtemps. L’hydraulique représente 12,5 % de la production d’électricité française, près de 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les centrales hydroélectriques fournissent 66 % de la capacité d’appoint rapide (moins de deux minutes) lors des pics de consommation… Mais non, ça on le brade…
En ce qui concerne les hydroliennes, le Gouvernement Macron a mis fin au projet. Quant au solaire, il est inadapté dans bon nombre de nos régions.
 
L’éolien, alors ? Cette bombe à retardement ?
Il faut savoir que les USA, où la mode de la transition énergétique a été lancée, comptent 14 000 éoliennes abandonnées. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies, coquilles vides au capital minimum de quelques milliers d’euros, domiciliées dans les Paradis fiscaux par des fonds de pensions qui font leurs bénéfices, non pas sur la production énergétique de ces machines à brasser le vent, mais sur les aides financières versées à leur construction…
Les techniques utilisées sont les mêmes chez nous. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Or la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté fait disparaître les provisions de démantèlement qui les couvrent… En vertu de la règle « pollueur-payeur », ce sont donc les propriétaires qui se retrouveront en première ligne…
Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 000 à 3 000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. À la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature.
Et de toute façon, il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 000 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.
En fait, les propriétaires ont hérité, en pleine propriété, des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. Si le promoteur fait défaillance et disparaît, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l'intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire… et de ses enfants… car alors, il leur faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… s'ils veulent garder leur terrain !
 
L'éolien a cessé d'être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l'expérience, sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017. L’Ecosse, ou l'Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête, d'assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes, dans les dix prochaines années. Car ces pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d'éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial, selon le Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l'Université d'Iowa aux USA (un chiffre de 2016). Et personne n'avait pensé à ce bilan carbone calamiteux.
Moralité, non seulement on ne va pas produire de l’électricité avec l’éolien, mais en plus on va polluer…
Bref. Au final, il vous suffit de retenir que tout cela, c’est fait pour vous faire payer plus cher, une énergie produite par des installations financées par vos impôts et les investissements publics. Vous noterez qu’une fois rentabilisés, ces biens nationaux sont vendus à bas prix à des sociétés privées… qui n'hésiteront pas alors à vous surfacturer une énergie que vous pourriez légitimement avoir à prix coûtant.
C’est ça la transition. Elle n’est pas écologique, elle est économique. Enfin, si l’économie c’est l’enrichissement de quelques-uns sur le dos de beaucoup d’autres.
D’un autre côté, quand on confie les clefs du pouvoir à un transfuge de la banque Rothschild et à un ancien directeur des affaires publiques d’Areva, doit-on s’attendre à autre chose ?


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