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Le "grain de sel" de Jean-Claude Rolinat



Ahmedsaid : ALGERIE : LA ROULETTE RUSSE, OU « QUITTE OU DOUBLE » ?


Le "grain de sel" de Jean-Claude Rolinat
Inquiets par l’ampleur prise  par les manifestations populaires, craignant de les voir évoluer vers un processus violent et incontrôlé, les vrais patrons d’El Djézaïr viennent d’abattre une carte maîtresse. Celle  destinée à leur permettre de conserver, en coulisse, la réalité du pouvoir. En faisant jouer l’article 102 de la constitution qui autorise à faire constater par le Conseil constitutionnel le fait que le président se trouve immobilisé, incapable d’exercer ses responsabilités, le régime tente de gagner du temps, un inestimable répit devant lui permettre de faire, en coulisse, sa « tambouille », afin de lui assurer sa pérennité, pense-t-il.
Le général Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major, l’homme fort et le garant du système, qui n’est pas non plus « un perdreau de l’année », propose effectivement que soit engagé le processus de l’article 102, lequel constatant  que «  le président, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions », prévoit son remplacement provisoire par le président du Conseil de la nation (le sénat), à savoir Abdelkader Ben Salah, un homme du sérail, également.
Ahmed Gaïd Salah  en effet, a officiellement  demandé que cette procédure soit engagée. Mais, un peu comme les Gilets jaunes que Macron pensait avoir calmés avec ses mesurettes de fin décembre dernier, la rue algérienne, désormais, en demande plus !
L’urgence absolue est de trouver un remplaçant à Bouteflika
 
Affaibli depuis 2013 par les séquelles plus que sévère d’un  AVC, Abdelaziz Bouteflika est confronté depuis des semaines à une contestation populaire sans égale  (jusqu’à ce jour non violente). « La solution permettant une sortie de crise, se trouve dans l’article 102 de la constitution », a déclaré le chef d’état-major devant ses pairs, bien sanglés dans leurs tenues bariolées. À noter que le Rassemblement national démocratique RND, le complice du FLN, s’est rallié à cette solution.
L’éviction de Bouteflika, replaçant l’armée au centre du jeu, permettrait de crever l’abcès avec la plus parfaite vitrine légale. Elle aurait l’avantage de jeter un voile pudique sur les divergences d’appréciation des militaires, à tout le moins, chez les hauts gradés.  Car, que pensent les officiers subalternes, les sous-officiers et la troupe ? Mystère…On a vu des policiers fraterniser avec la foule,  et même la contenir mollement.
Cette constatation de l’inaptitude du président sortant à conduire « le char de l’État », ne change rien au fonctionnement de « l’État-FLN », les mêmes se répartissant toujours prébendes et marchés juteux.
Le scénario légal qui devrait  se dérouler, est le suivant : l’Assemblée nationale algérienne, sur proposition du Conseil constitutionnel, va donc normalement demander d’entériner l’incapacité du président à diriger le pays, et chargera le président du Conseil de la nation d’assurer l’intérim pendant 45 jours. Si, d’aventure, au bout de ce délai, l’incapacité était confirmée, - elle le sera !-, la vacance du pouvoir sera actée et le président provisoire sera chargé d’organiser une élection présidentielle dans un délai maximum de trois mois. Donc, au total, 45 jours plus 90 maxi, cela ferait plus de quatre mois pour que le régime souffle un peu et qu’en son sein jaillisse un « super président » capable, « en même temps » comme dirait le locataire de l’Élysée, d’assurer les arrières de l’oligarchie et de plaire aux contestataires. Vaste programme, équivalent à rechercher la quadrature du cercle ! Le peuple algérien, -surtout sa débordante jeunesse-, avant de réclamer des visas et de regarder du côté de nos côtes, -ce qui constitue, à juste titre le pourquoi de  notre angoisse-, aura-t-il la patience d’attendre qu’un « lapin blanc », immaculé, « tête haute et mains propres », sorte du chapeau ? À tout le moins, l’actuelle Algérie semble dangereusement  jouer à « la roulette russe ». En espérant que la crise politique de notre grand voisin du sud trouvera un dénouement pacifique, nos dirigeants devraient envisager des mesures énergiques, afin de contenir tout rush sur nos côtes. Mais, sincèrement, tous ces adeptes du renoncement, tous ces « babas-cool » imprégnés des nuisances « soixante-huitardes », en sont-ils capables, en ont-ils la volonté ? Qu’il nous soit permis, hélas, d’en douter.
Jean-Claude ROLINAT

 


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