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« Les marchés financiers apprendront à l’Italie à voter correctement »


Rédigé le Lundi 4 Juin 2018 à 16:45 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 4 juin 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Une politique à l’italienne… Les frères ennemis de la campagne électorale, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, ont décidé de former une alliance électorale improbable, au lendemain du scrutin du 4 mars dernier. Enfin, au lendemain, si l’on peut dire, puisqu’il a fallu tout de même plus d’un mois pour trouver une plateforme commune, tant le gouffre politique qui sépare les deux formations est important.
La presse mainstreamse sert trop souvent de l’image d’une alliance Le Pen – Mélenchon pour éclairer cet accord, alors qu'il y a moins de différences entre les politiques sociales et économiques du FN et de la France insoumise, qu’entre ceux de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles. C’est dire…
Mais la volonté de lutter contre l’immigration-colonisation et de redonner les clefs de son destin à l’Italie, en s’affranchissant de la tutelle de l’Europe de Bruxelles a semble-t-il suffit à créer une plateforme commune. C’est à vrai dire l’essentiel. Même si l’expérience montre qu’à chaque fois qu'un mouvement identitaire et national s'est allié avec un autre parti, de droite, de gauche ou d'ailleurs, dans une coalition gouvernementale, il s'est embourbé dans le jeu des compromis politiciens comme de la dépendance européiste, et les avancées promises se sont trouvées réduites à quelques gestes symboliques sans portée réelle. Dès lors, l'hétérogénéité de l'alliance italienne porte en elle les germes de l’échec à venir.
 
L’équation n’est pas simple. En 2017, l'économie italienne a affiché une croissance économique de seulement 1,5 %, alors que la moyenne dans toute la zone euro s'élevait à 2,5 %. Au premier trimestre 2018, la croissance italienne a ralenti jusqu'à 1,4 % en glissement annuel, alors qu'au sein de l'UE elle restait stable à 2,5 %.
Pour redresser la situation, les dirigeants des partis vainqueurs préconisent le recours à plusieurs stimulations fiscales allant à l'encontre des principes d'austérité de la BCE, la Banque centrale européenne.
La baisse des impôts sur le revenu pour les entreprises et les particuliers à 15 % augmentera significativement leurs capacités d'investissement, tout en réduisant les revenus budgétaires de 80 milliards d'euros par an. L'abandon de la réforme des retraites diminuerait la tension sociale, mais ferait perdre 15 milliards supplémentaires au budget. Et le refus d'augmenter l'impôt sur les ventes encore 12,5 milliards. Au total, ce serait plus de 100 milliards d'euros qui manqueraient au budget, sachant que la dette publique de l'Italie s'élève à 131,8 % du PIB — l'indicateur le plus élevé dans l'Union après la Grèce. Or selon les règles de l'UE, la dette publique ne doit pas dépasser 60 % du PIB.Les Italiens sont conscients qu'en transgressant une règle ils en enfreignent une autre — sur le montant du déficit du budget public qui ne doit pas dépasser, lui, 3 % du PIB.
Pour l'instant, la situation est tolérable : d'après l'agence nationale des statistiques Istat, le déficit du budget italien se chiffrait à 2,3 % du PIB en 2017. Mais si les plans annoncés étaient mis en œuvre, cet indice dépasserait considérablement la barre des 3 %.
 
C'est pourquoi les leaders des principaux partis avaient envisagé, dans un document de travail provisoire, de poser deux exigences à l'Union européenne :
Premièrement, la BCE devait annuler 250 milliards d'euros de la dette publique italienne ;
Deuxièmement, elle devait lever les restrictions sur le niveau de la dette publique et du déficit budgétaire qui, selon les Italiens, n'existent plus que sur le papier depuis longtemps. Comme le rappelait le représentant économique de la Ligue, Claudio Borghi, je cite : « Cela fait dix ans que la France dépasse le plafond du déficit, la dette de la France et de l'Espagne est supérieure à 60 % du PIB ».
C’est avec ce plan de bataille que la coalition a demandé à Giuseppe Conte, juriste universitaire, spécialiste du droit civil et administratif et… jusqu’alors totalement inconnu du grand public, de constituer un gouvernement le 23 mai. Le même Giuseppe, le temps de se déclarer « l’avocat de la défense du peuple italien », se déclarait aussi forfait 4 jours plus tard, devant le refus du Président Mattarella de voir l'économiste Paolo Savona, de la Ligue, occuper le poste de Ministre de l’économie. Trop eurosceptique…
La crise se dénoue – temporairement – jeudi soir. Le Président Mattarella a signé avec un soulagement visible, une liste amendée comprenant 18 ministres, dont cinq femmes, représentant à parts égales les forces politiques.
Luigi Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles et Matteo Salvini, leader de la Ligue, deviennent vice-Premiers ministres, le premier chargé du Développement économique et du Travail et le second de l'Intérieur.
Le très sensible ministère de l'Économie et des Finances revient à Giovanni Tria, un professeur d'économie politique, proche des idées de la Ligue en matière fiscale, mais favorable au maintien de l'Italie dans l'euro. Au départ pressenti pour ce poste, Paolo Savona, l'économiste de 81 ans qui considère l'euro comme « une prison allemande », devient quant à lui, ministre des Affaires européennes. Il sera flanqué du très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant 20 ans à Bruxelles, a été ministre des Affaires européennes (2011-2014) et devient ministre des Affaires étrangères.
 
Et oui, il faut quand même donner des gages à la Commission européenne. Car le commissaire européen allemand Oettinger a montré le véritable visage de l’Union européenne en commentant la situation politique en Italie par cette phrase hallucinante, je cite : « Les marchés financiers apprendront à l’Italie à voter correctement ». Si son sort devait être celui d’un pendu à un réverbère de l’Alexander Platz de Berlin, nous n’en serions ni choqué ni étonné.
« Les marchés financiers apprendront à l’Italie à voter correctement ». Tout y est : la morgue d’une caste oligarchique qui s’enrichit toujours plus en bafouant les droits des peuples, les identités, la démocratie, la souveraineté populaire, et même l’élémentaire décence. La toute-puissance des banques, la tour d’ivoire de la commission européenne qui lutte contre les intérêts des peuples européens…
À l’annonce par la coalition de sa volonté d’expulser 500 000 immigrés avant la fin 2019, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker prévient, je cite : « Nous veillerons à la sauvegarde des droits des Africains en Italie ».Les droits des Africains… et les droits des Européens ?
Il faut les empêcher de nuire, les juger et les condamner.
Ce n’est pas, cela ne l’a jamais été, de l’incompétence. La finalité de l’Europe de Bruxelles est la destruction des nations européennes contre la volonté des peuples. Comme le prouvent les référendums bafoués hier en Irlande et en France ; et demain au Royaume-Uni…
 
Tout porte à croire que, dans ces conditions, le printemps italien de l'identité, de la solidarité sociale dans le dynamisme économique, de la volonté anti migratoire et, sur le plan international, du rapprochement avec la Russie ne sera qu’une brève lueur dans la nuit hivernale européenne. Le Parti de la France considère, quant à lui, que la Droite nationale, si elle doit, un jour, s'inscrire dans un jeu d’alliance pour accéder au pouvoir, ne pourra le faire qu'en situation de force. La situation dramatique de notre pays et de notre vieille Europe impose, en effet, l'application d'un programme radical de salut national qui ne peut être que global.



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