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OTAN-UE v/s Balkans : un jeu dangereux et malsain


Rédigé le Lundi 8 Octobre 2018 à 17:07 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 10 octobre 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


L’assassin revient toujours sur les lieux du crime… Presque 20 ans après les bombardements de la Serbie par l’OTAN, les Balkans sont poussés de nouveau aux portes de la guerre par l’Alliance Atlantique qui allume des feux au Monténégro, en Macédoine et au Kosovo-Métochie, en s’appuyant sur l’état islamiste qu’est l’Albanie…
 
Le 27 septembre, une provocation d’Hashim Thaçi, président de la république du Kosovo et ancien responsable politique de l’organisation terroriste UCK, a failli relancer le conflit armé avec la Serbie. Celui qui s’est fait connaître comme trafiquant de drogue et qui risque d’être inculpé par le TPI pour son implication dans un trafic international d’organes prélevés à des Serbes déportés et tués, s’est déplacé avec une soixantaine d’hommes des forces spéciales du Kosovo – autrement dit les tueurs officiels de l’UCK – sur les bords du lac de Gazivode, au nord de la Métochie.
Sur ce site se trouve un barrage hydro-électrique, qui a été construit et est toujours entretenu par la Serbie. Il est considéré comme stratégique, car il alimente le Kosovo en électricité et en eau. Il est situé dans une zone essentiellement peuplée de Serbes.
La présence de ce contingent armé est une violation directe des équilibres fragiles entre les communautés orthodoxes et musulmanes. Le président serbe, Alexandar Vucic, dans une allocution tenue à la mi-journée a ordonné à toutes les forces armées de Serbie de se tenir prêtes au combat pour « prévenir toute menace contre les populations serbes de cette partie du Kosovo » et il a placé les forces de police et les forces militaires en état d’alerte.
Ses protestations officielles auprès de l’OTAN et de la KFOR sont restées lettres mortes. Pourtant, il est difficile de croire que les forces d’occupation atlantistes qui stationnent plus de 4 000 hommes sur ce territoire serbe puissent ignorer le déplacement d’une soixantaine de commandos, qui plus est accompagnés du Président de la république…
 
Le 30 septembre, un référendum était organisé en Macédoine, suite à l’accord signé le 17 juin dernier avec la Grèce quant au nom définitif de la Macédoine. Mais la question posée allait bien au-delà du simple changement de nom… Je cite : « Êtes-vous favorable à l’adhésion à l’Union Européenne et l’Otan, en acceptant l’accord conclu entre la République de Macédoine et la République de Grèce » ? Carrément. Il semble bien clair désormais que l’Union européenne n’est que le versant économique de l’Alliance atlantique… Et les deux structures supranationales se sont donné les moyens de faire gagner le « oui » au référendum. Le Secrétaire général de l’Otan, le Chancelier autrichien et Angela Merkel, les dirigeants européens se sont succédé à Skopje pour apporter leur soutien au Premier ministre Zoran Zaev, à la réputation pourtant sulfureuse. Mais il était dans le camp du « bien », le camp du « oui », face au camp du « mal », celui du « non », forcément nationaliste et financés par les Russes…
Le pathétique a été atteint avec un message de l’Illuminé du Touquet, notre cher Président Micron, qui s’est fendu d’un message enregistré appelant les électeurs du « pays » – qu’il a bien soigneusement évité de nommer – de se rendre aux urnes : dans sa belle dramaturgie européenne, il y avait le camp du bien, celui du « oui », et celui du mal, du nationalisme, du « populisme », et c’était aux malheureux Macédoniens que revenait la lourde tâche de « défendre les valeurs européennes »…
Mais tout ce beau monde a reçu un camouflet magistral, aussi bien le premier ministre Zoran Zaev que les leaders du pseudo monde-libre, avec une participation inférieure à 37 % L’opposition avait demandé aux électeurs de boycotter le référendum, invalide avec moins de 50 % de votants. Ce camouflet traduit bien la réalité des forces politiques présentes en Macédoine : au lendemain des élections législatives de 2017, il a fallu l’intervention directe des Occidentaux, qui ont multiplié les pressions sur les partis albanais pour donner à Zoran Zaev la très fragile majorité dont il dispose aujourd’hui. Le nouveau Premier ministre a été mandaté par ses « protecteurs » occidentaux pour une unique mission, celle de négocier un accord avec Alexis Tsipras afin d’accélérer l’adhésion à l’OTAN. Mais s’il dispose d’une majorité de principe au sein de l’assemblée législative, il n’en a aucune dans la population…
Gageons que ce désaveu populaire n’a pas pour autant découragé l’OTAN : la Macédoine ne doit pas rester indépendante, ni nouer des relations trop étroites avec la Serbie au risque de flirter avec la Russie…
 
Après la fin de la guerre froide, lors de la réunification de l’Allemagne de l’est et de l’Allemagne de l’ouest, les négociateurs américains et soviétiques avaient décidé d’un commun accord que l’OTAN ne poursuivrait pas son expansion à l’est. Et pourtant, soutenus par le régime fantoche russe de Boris Eltsine, les États-Unis ont largement contourné cet accord et élargi leur politique expansionniste au-delà des frontières occidentales. Ce n’est qu’au moment où le dirigeant russe actuel, Vladimir Poutine, a mis un frein aux visées de l’Alliance, notamment en Géorgie et en Ukraine, que les Occidentaux se sont un peu ravisé. Malgré ces petits accrocs récents, force est de constater que l’OTAN a pris possession d’une large portion de ce qui faisait autrefois partie de l’Europe socialiste et porter une menace militaire aux frontières de la Russie.
Depuis la dissolution de la fédération Yougoslave, l’OTAN n’a eu de cesse de renforcer sa présence dans les Balkans. À croire que l’Alliance veut effacer jusqu’au souvenir du Maréchal Tito, dirigeant d’une Yougoslavie, leader des Non-alignés, ces états opposés à la division binaire des puissances mondiales, et à son caractère impérialiste et antidémocratique.
Qu’en est-il justement aujourd’hui des Non-alignés, alors que se déverse aux portes de l’Europe le résultat de ces politiques impérialistes, sous la forme de centaines de milliers de personnes désespérées fuyant l’Asie et l’Afrique ?
L’Irak et la Syrie, l’Afghanistan et la Lybie, tous ces pays sont, encore aujourd’hui, théoriquement membres du Mouvement des Non-alignés. Ils ont aussi en commun d’avoir vu l’Occident se mêler violemment de leurs affaires, pour s’approprier leurs ressources ou se servir de leur potentiel géopolitique. Sur le plan politique international, cet Occident-là n’est qu’une projection des objectifs des États-Unis, et il en va de même pour l’OTAN. Les États-Unis se servent ainsi de certains pays d’Europe orientale pour tester leur force face à « l’archi-antagoniste » russe, et utilisent d’autres recoins du tiers-monde, pour tester leur force face à la puissance chinoise.
Mais à chaque fois, c’est dans le sang que l’addition se paie. Si la menace soviétique n’existe plus, celle que porte en elle l’OTAN est bien réelle. Kosovo, Albanie, Macédoine, Monténégro, Serbie… Une guerre mondiale a déjà été allumée, il y a 100 ans, dans cette région, à l’issue de laquelle l’Europe a perdu sa primauté au profit des USA.
Prenons garde que cette fois-ci, ce ne soit pas son existence même qui soit en jeu.



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