Pourquoi faire un don

Publicité


Les dernières Photos
6C7B5191-5C43-4A5C-9C57-6411554C60F6
790615B4-D05A-425C-9F01-3365C731E249
3D6F96CF-9432-4ABC-8E04-87FC59B82FF5
3C659A2B-469A-4BF6-845E-402DF7DA3E02
D0FB66E8-8F1F-457D-B0CF-6A6709BA07EC
BEDCCBBC-5841-4BD6-935B-38977B7A8093
0DDA2CDD-EB7B-4395-BD49-9CBB11CE971A
08421EBC-B10E-4885-A4A6-859DD7D506DB
FB24DB79-4D1D-4D2C-BD8F-2936E1AA2516
IMG_4576
IMG_20181103_173058_resized_20181103_054753020
2017-04-27T114947Z_2_LYNXMPED3Q0T4_RTROPTP_3_FRANCE-ELECTION-STUDENTS.JPG.cf

Pour une réforme fiscale : justice, modération et simplification.



Extrait de l'Édition du 17 décembre 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Cinquième semaine d’engagement. Les Gilets Jaunes ne lâchent pas, malgré les séances de culpabilisation, malgré l’intervention de Micron 1er lundi dernier. Il faut dire qu’Emmanuel Macron n’a rien annoncé pour les automobilistes : rien sur les taxes concernant les carburants, rien sur les radars (dont la moitié a été mise hors service… sans que cela n’influe en quoi que ce soit sur le nombre d’accidents de la route), rien sur l’abaissement de la vitesse à 80 km/h qui persécute les travailleurs obligés de prendre leur véhicule chaque jour…
En revanche, il a annoncé une revalorisation du SMIC. Mais quelques minutes seulement après cette annonce, la fausse nouvelle a été éventée. En réalité, le SMIC n’augmentera pas : c’est la prime d’activité qui sera revalorisée, un peu plus que prévu et un peu plus rapidement qu’annoncé avant la crise des « gilets jaunes ». Le salaire minimum ne bénéficiera que de la hausse légale automatique prévue par la loi, qui devrait être d’environ 1,8 % (soit une vingtaine d’euros nets). Contacté par franceinfo,l’Élysée a confirmé que l’annonce d’Emmanuel Macron correspondait à une accélération du calendrier de la hausse de la prime d’activité. En résumé, au lieu d’être étalée jusqu’à la fin du quinquennat, cette hausse de 70 euros interviendra dès 2019. Couplée aux 20 euros d’augmentation automatique du SMIC au 1er janvier, on arrive presque aux 100 euros annoncés par le président.
Elle ne concerne donc que ceux qui ont un travail à temps plein, payé au SMIC. Tous les autres salariés en sont exclus…
 
De toute façon, ce ne sont là que quelques miettes. La question n’est pas là. Selon un rapport de l'OCDE – l'Organisation de coopération et de développement économiques – publié le mercredi 5 décembre, avec un taux de prélèvements atteignant 46,2 % du PIB en 2017, la France a ravi la première place au Danemark et devient championne du monde des impôts.
L'an dernier, les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) ont représenté 34,2 % du produit intérieur brut (PIB) en moyenne dans les 36 pays membres de l'OCDE, contre 34 % en 2016. Il s'agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis que l'organisation basée à Paris a commencé à compiler ces données fiscales en 1965. À l'autre extrémité du classement, le Mexique affiche une pression fiscale représentant 16,2 % du PIB. La France est donc 12 points au-dessus de la moyenne, et 30 au-dessus du Mexique !
Et c'est logique quand on sait que depuis son arrivée au pouvoir, Micron 1era créé 11 nouveaux impôts ou équivalents depuis juin 2017, représentant un prélèvement supplémentaire de 11 milliards d’impôts en 2018. 25 milliards de plus sont prévus en 2019, 20 milliards en 2020…
 
Malgré toutes les promesses faites dans ce domaine, les impôts et les charges ne cessent d’augmenter. Non seulement leur poids total s’alourdit, mais il se concentre par ailleurs sur les Français des classes moyennes et sur les PME et les TPE, créant ainsi une profonde injustice qui rend l’impôt de moins en moins supportable.
Les gouvernements qui se succèdent se révèlent tous incapables de réduire les impôts et les charges parce qu’ils restent prisonniers de la logique ultralibérale, libertaire et mondialiste du Système. La situation qui en résulte n’est pas sans rappeler l’inégalité fiscale qui régnait à la fin de l’Ancien Régime, avec des écarts de patrimoines et de revenus se creusant de façon excessive.
La logique de la politique du Système est en effet implacable. Le chômage de masse, fruit de la désindustrialisation, réduit les recettes fiscales tout en augmentant les dépenses sociales. Plus globalement, l’abolition des frontières, l’immigration et la dérégulation de l’économie et de la finance, provoquent une augmentation constante des charges pesant sur les budgets publics. Sans compter que cette dérégulation permet aux grandes entreprises mondialisées et aux super riches d’organiser leur évasion fiscale et de payer moins d’impôts.
Résultat : les budgets publics sont devenus systématiquement déficitaires au cours de la seconde moitié du XXe siècle, entraînant un accroissement spectaculaire du montant des dettes publiques.
 
Les tenants du Système nous répètent à l’envi que pour « rétablir l’équilibre des comptes publics », il faudrait diminuer de plus en plus les dépenses publiques et les prestations sociales tout en augmentant les prélèvements « sociaux ». Une politique qui a été agrémentée de différents artifices pour essayer de rendre l’impôt plus indolore, comme hier la CSG (création du socialiste Michel Rocard), la mensualisation, la télédéclaration et, plus récemment encore, la retenue à la source.
Mais cette politique, mise en œuvre depuis bientôt trente ans, n’a nullement produit les bénéfices escomptés. D’abord parce qu’elle provoque un effet économique récessif qui renforce l’impact négatif du chômage de masse. Ensuite parce qu’elle néglige le fait que, l’impôt étant très inégalement réparti, son rendement ne peut que plafonner. L’efficacité fiscale diminue en effet aux deux extrémités de la pyramide sociale. Les plus riches y échappent, nettement plus que la classe moyenne, parce que le capital se trouve moins taxé que les revenus, ce qui profite à ceux dont l’essentiel de la richesse provient justement des revenus du capital. De l’autre côté, les populations d’origine immigrée dont le taux d’activité est plus faible que la moyenne nationale, payent moins d’impôts que le reste de la population, alors qu’ils font partie de ceux qui en profitent le plus.
Dès lors, la charge fiscale et sociale non seulement augmente, mais se concentre sur ceux qui n’ont pas la possibilité de délocaliser leurs avoirs ou de vivre de transferts sociaux, c’est-à-dire principalement sur les salariés et les retraités de la classe moyenne, ainsi que sur les PME.
Profondément malsaine, cette situation dans laquelle à peine un Français sur deux paye l’impôt est source d’injustice et d’inefficacité.
 
Il faut engager un plan de baisse des impôts.
Le rétablissement de la justice fiscale permettra de dégager des ressources supplémentaires de nature à abaisser les prélèvements pesant sur les classes moyennes. Régulation des échanges commerciaux, blocage des courants migratoires, réduction des dépenses publiques… amélioreront l’équilibre des finances publiques en diminuant le chômage et les dépenses sociales induites.
Incidemment, l’augmentation du nombre d’actifs – accompagné d’un nécessaire redressement de la démographie française – permettra l’amélioration des comptes sociaux.
 
Il faut également une simplification importante du code général des impôts.
En effet, pour rendre l’impôt plus acceptable et plus compréhensible, une action de simplification du système fiscal doit être engagée. Actuellement, le code général des impôts, qui compte plus de mille articles, des centaines de taxes et de prélèvements, de décotes et de dégrèvements divers, génère un méandre fiscal, source d’insécurité et d’instabilité pour les citoyens. Il faut y mettre fin, notamment par la réduction drastique du nombre de taxes ainsi que par la diminution des niches fiscales. Une simplification qui devra concerner tout particulièrement la fiscalité locale, en redonnant aux régions le contrôle de la fiscalité correspondante à leurs compétences.
 
Il faudra aussi une approche européenne de la fiscalité.
La puissance des GAFA, la mondialisation des échanges, les accords de libre-échange et la règle de libre-circulation des biens et des marchandises dans l’Union, font que la question fiscale ne peut plus se concevoir uniquement dans un cadre français. Si l’Europe veut avancer dans la régulation des flux économiques et financiers transfrontières, il faudra aussi qu’elle réfléchisse à une plus grande coordination des politiques fiscales. La fiscalité des bénéfices des grandes entreprises de même que celle portant sur le capital doivent être harmonisées à l’échelle européenne pour éviter les distorsions et les effets de dumping entre États membres. C’est dans un cadre européen également qu’il faut concevoir l’harmonisation de l’imposition pesant sur la consommation et principalement sur la TVA.
Alors avant de sauver la terre, Emmanuel Macron doit respecter les Français en leur rendant leurs libertés, et d’abord celle de pouvoir vivre dignement…


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 15 Mai 2019 - 10:18 Intervention de Thomas Joly

Mercredi 15 Mai 2019 - 10:10 Intervention de Jean-François Touzé

Mercredi 15 Mai 2019 - 10:09 Intervention de Fernand Le Rachinel