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Rapport annuel de la Cour des Comptes… passionnant, inutile !



Extrait de l'Édition du 18 février 2019
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Nous en parlons chaque année à la même époque : le rapport annuel de la Cour des Comptes serait un régal d’humour si nous n’en étions pas les premières victimes, en tant que contribuables et électeurs. Il a beau être rituel, il n’en est pas moins cruel… C’est une sorte de « best of » annuel des gabegies de la République. Une liste à la Prévert des largesses de la République.
Imaginez un vieux train vapeur, la France, lancée à toute vitesse sur des rails délabrés de la République, avec deux conducteurs ivres et dépassés (Cette année, l’Illuminé du Touquet et Édouard Philippe), traînant dans des wagons de première classe toute la clique politicienne en train de sabler le champagne dans des verres en cristal, alors que le ravin, sans pont, approche. Et dans le train, un petit contrôleur effaré, qui vient de s’apercevoir qu’à force de tirer sur le signal d’alarme, la poignée vient de lui rester dans les mains. Ce petit bonhomme paniqué, dans son gilet et avec sa casquette trop grande pour lui, c’est le Président de la Cour des Comptes…
 
Chaque année, ce Président de la Cour des Comptes présente le travail, au demeurant remarquable de ses fonctionnaires, sur les gaspillages des ministères, des collectivités locales ou encore des entreprises publiques. Et chaque année, cela recommence.
Car la Cour des Comptes ne peut pas entamer de poursuites, ni démettre les élus de leurs fonctions. Et c’est bien pour cela que le système la laisse travailler. En matière de finances publiques, « on » ne peut pas dire, en France, qu’ « on » ne savait pas… Il y a même l’association « Contribuables et associés » qui parfait cette dénonciation des abus, ou encore l’ASIREF, l’Association pour la suppression de l'impôt sur le revenu et la réforme fiscale, de Jean-Claude Martinez.
 
Alors, que nous livre le rapport présenté cette année ? Déjà, il se paye Radio France… ce qui n’est pas pour nous déplaire. Il suffit d’écouter France Interdès 16 h pour se convaincre que la notion de « France » est totalement usurpée. Les Kapos et autres commissaires politiques du politiquement correct y rivalisent dans le nauséabond, la caricature et l’indigeste… Et le rapport de la Cour Des Comptes nous apprend qu’en plus ces nuisibles nous coûtent cher. Le temps de travail dans l’entreprise demeure, je cite « particulièrement faible ». Et pour cause puisque la moitié des journalistes travaillent 192 jours par an, ce qui leur permet de totaliser l’équivalent de 14 semaines d’absence. Et oui, si vous avez rapidement fait le calcul dans votre tête, 14 semaines, c'est trois mois de congés payés. Je cite de nouveau l’institution qui souligne : qu’ « Aucun contrôle effectif du temps de travail n’est, par ailleurs, en place, ce qui n’interdit pas paradoxalement le versement d’heures supplémentaires ».
 
Radio France, c’est 4 595 emplois à temps plein en 2017, les charges de personnel représentaient 406,2 millions d’euros en 2017, soit 57 % du total des dépenses. Et oui, la propagande d’état, ça coûte cher ! Presque un demi-milliard d’euros !
On découvre dans ce même rapport que, je cite, « Le nombre de formations musicales - Orchestre national de France, Orchestre philharmonique, Chœur et Maîtrise - est trop élevé », et la cour de poursuivre : « Il n’est ni dans la vocation, ni dans les moyens de Radio France de conserver en son sein deux orchestres symphoniques », surtout quand on sait que mis à part onze salariés, aucun musicien ne travaille les 1 000 heures prévues…
Et il y en a qui se gaussait de l’ORTF du Général de Gaulle…
Alors quitte à parler d’un monument national comme l’ORTF, intéressons-nous à la situation du Mobilier national et des manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie(MNGBS), illustres institutions qui datent pour certaines du règne d’Henri IV.
Une situation qui reste, je cite, « très préoccupante », pour la Cour des comptes, qui fustige « les conditions de travail laxistes » de ses 350 agents, avec un temps de travail effectif de 30 heures par semaine.
Le nombre de jours réellement travaillés sur une année est « encore plus faible ». Par exemple, dans les ateliers de restauration, le nombre de jours travaillés varie entre 120 et 130 jours par an en moyenne en raison notamment « d’un taux d’absentéisme singulièrement élevé » notamment pour maladie. Je cite toujours : « Au surplus, le temps de travail quotidien réellement effectué n’est pas connu », c’est ce qu’indique la Cour qui pointe l’absence de contrôle.
 
Absence de contrôle, je cite, « d’autant plus dommageable que les agents sont autorisés à utiliser les ateliers pour effectuer des travaux personnels, aussi bien pour leurs besoins propres que pour se constituer des compléments de revenu ». On apprend ainsi dans le rapport, qu’au Mobilier national, « il a fallu ainsi interdire spécifiquement à un agent menuisier, pourtant retraité, de continuer à accaparer l’ensemble du parc machine pour réaliser des cuisines en aggloméré après le 31 décembre 2014 ». Le rapport ne dit pas, en revanche, si les éléments utilisés (soie, marqueterie, or, argent, etc.) sont aussi spoliés par les agents, pour le travail personnel…
 
Pour bien comprendre l’ampleur du scandale, c’est comme si un Colonel d’une unité blindé, privatisait des effectifs et ses matériels, pour le WE, pour faire une petite guerre privée, sur contrat, et empocher l’argent et revenait le lundi matin faire réparer ses matériels par la République. À bien y réfléchir, c’est un peu ce qu’ont fait Benalla et consorts avec les services de sécurité de l’Élysée et de Matignon… C’est à se demander quel service de l’État n’est pas pourri jusqu’à la moelle…
 
« Nous vous devons plus que la lumière » se vante EDF dans ses publicités. EDF, premier producteur et le premier fournisseur d'électricité en France et en Europe, deuxième au niveau mondial.
EDF nous devrait surtout plus de transparence dans nos factures et sur ses comptes…
Selon la Cour des comptes, EDF continue d’offrir des rémunérations élevées et une série d’avantages à ses salariés et anciens salariés, je cite, « largement déconnectées » de ses performances. Et de pointer
« l’avantage énergie »qui permet à son personnel de payer l’électricité très peu cher. La Cour chiffre à 295 millions d’euros le manque à gagner pour EDF pour l’année 2017. Elle fustige aussi la charge liée au parc de 14 480logements proposé aux salariés - 295 millions d’euros en 2017 - un régime de retraites « onéreux »tant à cause de l’âge de départ et du nombre de trimestres à cotiser moindres, ou encore l’octroi de primes « sans véritable rapport » avec la performance, notamment chez les cadres. Pour la Cour des comptes, je cite : « La maîtrise de la masse salariale s’impose d’autant plus que la situation économique et financière de l’entreprise s’est nettement dégradée », comme la cour l’indique, en raison de la poursuite de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité.
 
Nous pourrions nous réjouir pour les salariés d’EDF et espérer une telle mansuétude pour tous les salariés de France… Oui, mais, l’actionnaire principal d’EDF, à 83 %, c’est l’État. Donc, ceux qui paient ces avantages, c’est vous, c’est nous… Et notamment, via nos factures.
L’électricité tricolore a vu son prix de vente augmenter de 150 % entre 1992 et 2017… Et le prix du courant est encore appelé à progresser, au moins pour des raisons fiscales. Le prix de l’électricité comprend trois composantes : le coût de production (les centrales), de l’acheminement (les réseaux) et la fiscalité. La fiscalité électrique est constituée de 4 taxes. La première est la TVA. Les trois autres sont spécifiques à l’électricité : la taxe locale sur la consommation finale d’électricité, la contribution tarifaire d’acheminement et la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Cette dernière, la CSPE, a pratiquement septuplé ces 15 dernières années.
En 2017, elle a représenté près de 15 % du montant de la facture d’électricité pour les ménages. Pour 2019, une hausse de 12 % a été entérinée… Pour ceux qui paient l’électricité, bien sûr…


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