Connectez-vous S'inscrire


Inscription à la lettre d'information

Derniers tweets de Carl Lang
Carl LANG : Florian Philippot invité de LCP ce soir dans l’émission "Ça vous regarde" a mis son veto à ma présence sur le plat… https://t.co/nMeqETKHr8
Carl LANG : RT @lepartidelafr: Carl Lang invité de Martial Bild sur TV Libertés Ancien numéro 2 du Front National et président de Parti de la France, C…
Carl LANG : Nous ne laisserons pas la ville de Ouistreham devenir un nouveau Calais ! Reading Carl Lang et le PdF à Ouistreham… https://t.co/BzvYhL0Rfp

Derniers tweets
LePartidelaFrance : Les mémoires de Le Pen : "Un livre très bien écrit" Les mémoires de Jean-Marie Le Pen décryptées par le journaliste… https://t.co/EbPd2oIZ3n
LePartidelaFrance : Invasion en marche : un député LREM propose un crédit d’impôt pour les personnes hébergeant des « réfugiés » Le dép… https://t.co/OW2db6PcUo
LePartidelaFrance : En attendant le grand soir Le respect des morts plus fort que l'idéologie.... Enfin, oui enfin, Michel Déon pourra… https://t.co/IoaiTq1XRy

Partager ce site



L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        



SNCF : autrefois symbole d'excellence, désormais celui du déclin


Rédigé le Lundi 15 Janvier 2018 à 08:00 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 15 janvier 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Ce fut longtemps une vitrine du savoir-faire français, tant technologique que commercial. Mais, ça c’était avant. Aujourd’hui, la SNCF, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est au contraire la vitrine de ce mal bien français, la décadence… Décadence : nom féminin, exprimant le déclin, l’affaiblissement, la perte de prestige…

Gares en vrac. Trains en retard et surbookés. Service déplorable. Sécurité inexistante. Accidents à répétition. Hygiène relative. Information absente. Des privilèges indécents…

 

La SNCF, c’est une dette colossale. Un monstre qui grossit quasi mécaniquement d'environ 2 à 3 milliards d'euros par an.

Parmi les "dettes cachées" de l'État français, celle de la SNCF fait figure de gigantesque bombe à retardement.

Depuis la fin des années 90, elle est passée d'un peu moins de 30 milliards d'euros à plus de 50 milliards, dont 42,2 milliards logés dans SNCF Réseau (anciennement RFF). Soit l'équivalent de 2,5 points de PIB français. Mais il manque quand même 1 milliard par an pour juste tenter d’enrayer le vieillissement du réseau. Les comptes de la SNCF sont (presque) aussi opaques que ceux des syndicats mais on sait tout de même une chose assez édifiante : seule sa filiale de transport routier est profitable. Toute l’activité rail est massivement déficitaire et n’apparaît équilibrée que grâce à de massives subventions d’état.

 

La SNCF, c’est un aveugle qui conduit des TGV. Toute sa politique commerciale a été construite autour des lignes à grandes vitesses, méprisant les liaisons régionales et le fret. Or la construction de ces lignes est ruineuse et leur rentabilité ne cesse de s’effriter, la clientèle reculant devant des retards de plus en plus fréquents, des pannes à répétition, des tarifs exorbitants et incompréhensibles pour des prestations de plus en plus mauvaises.

Pendant ce temps, les TER et les Intercités sont laissés à l’abandon et à la charge de régions qui n’en peuvent plus de pallier les insuffisances de la SNCF, sans avoir la main sur les commandes.

La Normandie d’Hervé Morin a franchi le pas en prenant entièrement la gestion de ses trains. D’autres suivront, mais n’est-il pas déjà trop tard ? Comment remettre en service des lignes abandonnées, des gares fermées depuis plus de 20 ans. Les dessertes sont réduites à quelques villes. Il faut parfois plus d’une heure de voiture pour espérer prendre un train… s’il existe.

Les abonnés à l’application de la SNCF le savent bien : ils reçoivent tous les jours des SMS annonçant les perturbations du réseau ou l’annulation des trains !

 

La SNCF, c’est aussi un temple du syndicalisme. Et du pire. En septembre 2013, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné six syndicats de cheminots, en tant que personne morale, pour avoir notamment utilisé l'argent du comité d'établissement régional (CER) - l'équivalent d'un comité d'entreprise (CE) à la SNCF - pour financer une partie de leurs activités. La SNCF, comme la RATP, est un EPIC « géré » par 7 représentants de l’État, 6 syndicalistes et 5 membres « compétents » bien choisis. Le simple énoncé de cet aréopage préfigure de son inefficacité.

 

La cause de ce désastre est l’inefficacité générale organisée depuis des décennies par les syndicats. Ces syndicats qui ont réussi à imposer le maintien à travers la France de lignes qui n’ont pratiquement plus de passagers dans le seul but de maintenir l’emploi des cheminots.

La SNCF est un vaste bazar où « travaillent » 160 000 personnes, réparties en 650 filiales et en organisations régionales pléthoriques et redondantes. Malgré les discours des dirigeants et les messages publicitaires, le voyageur est le dernier souci des agents SNCF.

Les gilets rouges censés renseigner ces voyageurs n’en savent généralement pas plus qu’eux. L’organisation n’est pas tournée vers le client mais uniquement vers le bien-être de ses nombreux employés et sur la préservation de leurs avantages : régimes spéciaux de retraite, temps de travail dérisoire et avantages en nature multiples…

 

Environ deux tiers des 160 000 employés sont sous la coupe de syndicats totalement politisés, CGT et SUD Rail en tête. Et évidemment, ces 100 000 militants ont adopté l’« horaire CGT » de 4 heures de temps de travail par jour.

En effet, la journée de travail CGT est au plus de 4 heures. Elle a été imposée avant la guerre dans les arsenaux, dans la sidérurgie, dans la chimie, dans tous les secteurs où la CGT avait le pouvoir. Elle s’est propagée après la guerre, aux dockers, au syndicat du livre et à toutes les entreprises nationalisées dont bien sûr la SNCF.

Ces pauvres forçats ont bien droit à ce repos supplémentaire de quelque 800 heures par an, soit 80 millions d’heures pour l’ensemble de ces damnés du travail. Le calcul est simple : pour un travail donné, il faut donc doubler le nombre de cheminots. On arrange un peu les choses en faisant appel à de la sous-traitance, parfois illégale et utilisant des sans-papiers.

 

La SNCF, c’est au final une erreur de casting. Membre du Siècle, cercle très fermé, chantre de la diversité au point de pratiquer l’embauche préférentielle dans les zones dites « sensibles » via ses Forum Égalités & Compétences, le patron de la SNCF, Guillaume Pépy est le fils d'un père avocat et d'une mère investie dans des organisations culturelles publiques. Guillaume Pépy a été élevé dans un milieu intellectuel décrit par la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué, comme « très “seventies”, teinté de psychanalyse ». Tout un programme.

En 2015, son salaire était de 450 000 euros par an pour des résultats affligeants quand on les compare avec ceux de la Deutsche Bahn. Il était l’homme qui rassurait les syndicats. Il était l’homme nommé pour que rien ne change. Oui, mais voilà, Guillaume Pépy est indéboulonnable. Il fait partie de la caste.

Il était aussi l’amant de l’ancien directeur de Sciences Po, Richard Descoing, surnommé le « prince noir du gay pouvoir », retrouvé mort dans une chambre d’hôtel de New York en compagnie de deux jeunes « escort Boys ». Et bien que la Cour des comptes l’ait mis en cause quelques mois plus tôt pour sa gestion de la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume, caractérisée par une dérive des rémunérations de lui-même et de ses proches qui aurait certainement débouché sur une procédure judiciaire, tout le gratin politique, universitaire et médiatique s’est pressé à ses obsèques.

Tout le lobby gay est là. Un lobby qui transcende les couleurs politiques, les quatre pouvoirs, la frontière entre privé et public… Ce lobby dont même les principaux intéressés parlent entre eux du Gay d’Orsay au lieu de Quai d’Orsay ou du Conseil des tatas pour le Conseil d’État.

Mais qui oserait, même tenté par l’appât des grosses ventes, faire une couverture de grand magazine politique sur « L’État gay », à l’image de ce qui se fait régulièrement sur le pouvoir des francs-maçons ? Personne.

Guillaume Pépy a donc encore de beaux jours à la tête de la SNCF.

Et tant pis si, dans ce domaine comme tant d’autres, la France reste à quai…




Nouveau commentaire :


Publicité





Tarif Adhésion

Pourquoi et comment faire un don

Galerie Photos