Pourquoi faire un don

Publicité


Les dernières Photos
6C7B5191-5C43-4A5C-9C57-6411554C60F6
790615B4-D05A-425C-9F01-3365C731E249
3D6F96CF-9432-4ABC-8E04-87FC59B82FF5
3C659A2B-469A-4BF6-845E-402DF7DA3E02
D0FB66E8-8F1F-457D-B0CF-6A6709BA07EC
BEDCCBBC-5841-4BD6-935B-38977B7A8093
0DDA2CDD-EB7B-4395-BD49-9CBB11CE971A
08421EBC-B10E-4885-A4A6-859DD7D506DB
FB24DB79-4D1D-4D2C-BD8F-2936E1AA2516
IMG_4576
IMG_20181103_173058_resized_20181103_054753020
2017-04-27T114947Z_2_LYNXMPED3Q0T4_RTROPTP_3_FRANCE-ELECTION-STUDENTS.JPG.cf

Sécurité routière : d'abord faire payer les Français.



CONNEXION. La lettre argumentaire PDF, rédigée par Jean-François Touzé et Franck Timmermans.


Pour Emmanuel Macron et pour son Premier ministre Édouard Philippe, l’orientation à la hausse de la mortalité routière constatée ces dernières semaines (+17,1 % en février avec 253 personnes tuées après une augmentation de 3,9 % en janvier) a été provoquée par les nombreuses destructions de radars, enregistrées depuis l'été dernier.
En réalité, ne voulant pas reconnaître l'inutilité punitive et l'inefficacité totale de la mesure des 80 km/heure sur le nombre d'accidents de la route, le pouvoir cherche donc un bouc émissaire commode. Il est jaune et porte un gilet. Il doit être désigné comme responsable et coupable.
La réalité des causes des accidents et surtout de la mortalité routière est pourtant connue : la fatigue et la somnolence, la prise d’alcool ou de drogue (25 % des cas), l'inattention et les manœuvres dangereuses (26 %), le non-respect des distances de sécurité, l'implication de poids lourds (14 % des cas) et le mauvais état des routes. La fable des radars brisés sert donc bien trois buts : culpabiliser les automobilistes, designer les Gilets jaunes à la vindicte populaire et tenter une diversion face à l'incapacité gouvernementale à prendre de vraies mesures pour réduire l’insécurité routière et enrayer la spirale de la hausse des accidents.
Mais, ce qui préoccupe au premier chef le gouvernement, bien au-delà de l’impact humain, dans cette très hasardeuse et totalement hypothétique mise en avant de la responsabilité de la destruction des radars, ce sont les conséquences budgétaires de ces supposés actes de vandalisme.
Selon les derniers chiffres de Bercy, relayés par Les Échos, les dégradations de radars qui se seraient amplifiées à la faveur de la crise des gilets jaunes, laisseraient sur les seules années 2018 et 2019 un trou de plus de 660 millions d'euros dans les comptes publics.
 
Ces chiffres restent à démontrer. Mais leur publication et leur mise en avant par les pouvoirs publics montrent, s'il en était besoin, où sont les vraies priorités du pouvoir en matière de « prévention » routière : emm… r les Français, comme le notait déjà Georges Pompidou, alors Premier ministre, et surtout faire des automobilistes les vaches à lait de la République.