Tout va bien, vous êtes en Macronie…



Extrait de l'Édition du 19 novembre 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


L’Illuminé du Touquet, Jupiter et maître des horloges autoproclamé de l'Élysée, voulait inscrire ses pas dans l’Histoire de France et s’approprier la gloire qui couvre à jamais « ceux de 14 », en faisant des cérémonies du centenaire de la Grande Guerre, une tournée triomphale… Et une fois de plus, il s’est non seulement ridiculisé, mais il a aussi porté atteinte au prestige de sa fonction et de la France.
 
Il aura ainsi réussi à nous brouiller avec trois de nos alliés historiques ! La Serbie tout d’abord, délibérément écartée des honneurs, alors qu’Emmanuel Macron recevait en grande pompe le dirigeant mafieux du Kosovo, cette province serbe annexée par la mafia albanaise de l’UCK, avec la protection de l’OTAN. Ce 11 novembre, le président serbe, Aleksandar Vucic avait été placé dans une tribune secondaire, quand celui du Kosovo, Hashim Thaçi, était dans celle d’Emmanuel Macron, avec Vladimir Poutine, Angela Merkel et Donald Trump… Rappelons juste que la Serbie, alliée de la France en 14/18 sur le front d’Orient, est la nation qui a payé le plus lourd tribut en nombre de morts. 37 % des soldats serbes mobilisés ont été tués dans le conflit, contre 18 % pour la France. Le monument en hommage à l’amitié franco-serbe, proche de l’Ambassade de France à Belgrade, a été vandalisé. Ce qui n’avait jamais été fait en 100 ans, même en 1999 quand l’armée française a osé bombarder la Serbie avec l’OTAN. Vladimir Djukanovic, haut responsable du parti du Progrès (SNS) au pouvoir, a jugé qu’il n’y avait, je cite : « aucune chance qu’il se fût agi d’une erreur[…] En conséquence, il y a une intention de l’hôte d’humilier ou d’éleverMacron et son protocole ont intentionnellement humilié la Serbie, c’est quelque chose dont il convient de se souvenir », a-t-il ajouté, alors que le président français est annoncé en Serbie.
Les Serbes estiment qu’il s’agissait de faire pression sur Aleksandar Vucic « pour qu’il soit plus coopératif » dans les discussions avec le Kosovo, qui sont au point mort. Aleksandar Vucic, qui a expliqué avoir hésité à quitter les cérémonies, a promis un accueil « grandiose » à Emmanuel Macron pour, je cite : « lui montrer ce qu’est l’hospitalité serbe et comment nous voyons l’amitié ».
Voilà pour la Serbie.
 
Le Royaume-Uni, maintenant. Personne ne s’est étonné de ne pas voir de membre de la famille royale dans les invités du 11 novembre… Ils étaient tous restés à Londres, avec les membres du Gouvernement britannique. Il faut dire que cet été, lorsque le prince William est venu dans la Somme le 8 août, afin de commémorer la bataille d'Amiens, en présence de 3 200 invités, pour prononcer un discours dans la cathédrale de la ville, auprès des descendants de combattants, de la Première ministre britannique Theresa May, de personnalités anglo-saxonnes et de l'ancien président allemand Joachim Gauck… le Gouvernement français quant à lui n’avait dépêché que la très inconnue Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État aux Anciens Combattants… Ni Emmanuel Macron ni Édouard Philippe n'avaient jugé nécessaire d'interrompre leurs vacances afin d'accueillir le prince William… et d’honorer ainsi les sacrifices des quelque 855 000 Tommies tombés dans les plaines du nord.
 
La Serbie, le Royaume-Uni, allons crescendo, les États-Unis. Le choix de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo était déjà du plus mauvais goût pour rendre hommage, par une chanson togolaise, aux Poilus de 14/18. Car s’il y avait des troupes coloniales – dont les pays faisaient partie de la France à l’époque, et devaient eux-aussi fournir leur contingent de troupes –, les Africains et nord-africains ne représentent que 0,3 % des Français tués au combat. Bref, pas suffisant pour faire des tranchées des Bamakos sur Somme.
Mais surtout Angélique Kidjo a la double-nationalité américaine… Elle a été l’égérie d'une manifestation de protestation, le lendemain de l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche ! Elle passe son temps à qualifier le président américain de « tyran » et de « salaud »… C’est sûr, le président américain a dû apprécier le choix artistique de Macron… et bien sûr il l’a manifesté dans ses tweets rageurs dès son retour à Washington…
Voilà de la belle diplomatie. La Serbie, le Royaume-Uni et les USA vexés en une seule journée !
Mais tout va bien, vous êtes en Macronie…
 
Du coup, vu qu’on ne pourra plus trop compter sur l’aide militaire de nos alliés, pour quelque temps tout du moins, on pourrait se dire que Micron 1er a profité du centenaire pour remettre nos forces armées au cœur de la nation. Que nenni. Exit les traîneurs de sabre ! Point de défiler militaire. Pas d’hommage aux artisans de la victoire !
Il fallait le faire. Macron aura réussi l’exploit d’exclure l’armée de toutes les cérémonies du Centenaire… car, a-t-on entendu du côté de l’Élysée, je cite : « Le sens de cette commémoration, ce n'est pas de célébrer la victoire de 1918 ». Ah ? Évidemment, bande de militaristes assoiffés de sang que vous êtes ! Je cite à nouveau l’illuminé du Touquet qui en connaît un rayon en matière de soldatesque : « Les combattants(...) étaient pour l'essentiel des civils que l'on avait armés ».
Oui… oui… oui… C’est peut-être le sens que l’on donne, en effet, à la mobilisation générale. Mais c'est oublier, que l’ensemble des forces humaines et productives du pays sont tournées vers la défense du pays et la militarisation. Surtout à une époque où tous les hommes faisaient un service national de 2 ans. C’est au contraire, une victoire de la France armée, 14/18, de la France militaire…
Mais ce prétexte débile et anachronique était surtout là pour cacher l’embarras de Micron 1erqui ne voulait pas, paraît-il, insulter l’Allemagne et la chancelière Merkel. D’ailleurs, nous apprend-t-on, la décision a été prise en accord avec l’Allemagne… Quel symbole ! C’est l’ennemi d’hier qui impose sa version de l’Histoire.
Il eut pourtant été fort simple de ne pas froisser l’Allemagne en rappelant que le sacrifice des 1 397 800 Poilus était consenti pour sauver la Patrie d’un danger mortel. Mais ce n’est pas très politiquement correct quand on veut faire de l’Europe, le déversoir de toute la misère africaine. 14/18 n’est quand même pas une célébration évidente du vivre-ensemble…
Autre souci avec les militaires, c’est qu’ils avaient des chefs. Des maréchaux même, artisans de la victoire. Et dans le lot, il y avait même le héros de Verdun, adulé par ses hommes pour l’économie qu’il avait fait de leur sang, un certain Philippe Pétain. Or dans la pensée manichéenne, simpliste et mémoricide de notre société moderne, un homme ne peut être que blanc ou noir, et Pétain, c’est Vichy, ça ne peut pas être Verdun ; d’ailleurs le CRIF et les loges maçonniques l’ont dit, donc rideau.
Ils sont pénibles, à la fin, ces militaires. Ils donnent leur vie et en plus ils voudraient donner leur avis !
Mais tout va bien, vous êtes en Macronie.
Enfin, vu comme c’est parti, peut-être plus pour très longtemps…


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 19 Novembre 2018 - 11:00 Brexit : "le pire accord de l'histoire"…