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Tout va bien, vous êtes en Macronie…



Extrait de l'Édition du 4 février 2019
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Micron 1er aime son peuple. Mais de loin. Et de préférence silencieux. Voir soumis. Car il se méfie de « ces Gaulois réfractaires au changement », comme il l’a dit en août 2018 depuis le Danemark, qui « lui coûtent un pognon de dingue » ainsi qu’il le dénonçait dans une vidéo de juin 2018. Visionnaire, l’Illuminé du Touquet avait prévenu dès septembre 2017 les Gilets Jaunes de 2019, qu’il « céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », et qu’« au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes » et ce dès octobre 2017… Logique, d’ailleurs, que ces Gilets Jaunes stagnent puisque, je cite toujours Micron 1eren mai 2016, « le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ». Il sait que cela ne sera pas facile, puisqu’il reconnaît en septembre 2014, qu’« il y a dans cette société une majorité de femmes (…)qui sont, pour beaucoup, illettrées ». Peut-être, à la rigueur, regrette-t-il ses cars Macron qui amènent des milliers de Gilets Jaunes chaque samedi à Paris. « Les pauvres pourront voyager plus facilement », se réjouissait-il alors en octobre 2014. Mieux valait le car que le train, puisqu’« une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » dixit toujours l’Illuminé en juin 2017…
Et surtout, si vous voulez avoir l’opinion de Micron 1ersur la concertation nationale qu’il a lui-même mise en place, gardez à l’esprit sa toute dernière sortie à propos du traitement du sujet des « Gilets jaunes » sur les chaînes d'information en continu. Il a ainsi ironisé : « sur leurs antennes, Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député ! ». Sous-entendu, on ne va quand même pas confier les prises de décisions à des gueux…
Tout va bien vous êtes en Macronie. Et vous baignez dans tout le mépris qui la régit…
 
C’est une vidéo publiée sur le compte Twitter du syndicat de policiers Vigi, ultra-minoritaire et autrefois affilié à la CGT. On y entend plusieurs policiers réagir à chaud à des images retransmises en direct depuis la place du Capitole à Toulouse, lors de l’acte XI des Gilets Jaunes. « Mais putain, faut tirer, quoi ! » lance une voix de femme. « Quand je te dis qu'il faut aligner deux, trois bastos », renchérit un collègue. Onze morts, des dizaines de mutilés, des milliers de blessés parmi les Gilets Jaunes, amalgamés sans aucune formalité avec les casseurs des Black-Blocks. Mais cela ne suffit visiblement pas à certains policiers, il faudrait maintenant tirer sur le peuple gaulois, d’où est absente une part très importante de la population, celle des 20 % de la banlieue… Cette même banlieue où jamais, même au pire moment des émeutes de 2005, un tel arsenal répressif, une telle violence n’ont été utilisés par les forces de l’ordre.
Il ne faut pas oublier, en effet, que CRS signifie Compagnie Républicaine de Sécurité et que les gendarmes aiment à se définir comme les « soldats de la loi ». Ces deux forces sont définies pour protéger les institutions républicaines et imposer l'ordre légal.
Quand la racaille viole les lois, elle ne vise pas à bouleverser l'ordre constitutionnel. Pour l’instant. Aux yeux de la puissance publique et des partisans de la sûreté générale, ses délits relèvent du « fait divers » dont toute société doit s'accommoder. En revanche, les Gilets Jaunes clament haut et fort leur volonté de bouleverser les institutions. Pour les tenants de l'ordre républicain, pour ceux qui font profession de le protéger, les Gilets Jaunes ne peuvent être considérés que comme des factieux, pire comme des séditieux, puisqu'ils renient activement les lois fondamentales qui organisent la vie politique du pays et qu'ils prétendent la modifier à leur gré sans respecter les procédures instituées et les élites en places. Les violences que les Gilets Jaunes imputent aux forces sécuritaires de la légalité instituée, prouvent comment le pouvoir d'État sait que le conflit est politique, de plus en plus politique, et non social. Mais les Gilets Jaunes l’ont-ils compris, eux qui refusent de rallier des partis politiques d’opposition qui ne se sont jamais compromis ni renier, comme le Parti de la France. Le savent-ils ?
Il serait également intéressant de se pencher sur le taux de suicide exceptionnellement élevé dans la police et la gendarmerie depuis le début des mobilisations des Gilets Jaunes. Il nous fournit en effet, une indication sur le mal-être de cette profession surexposée aux effets des souffrances sociales, mais aussi, un indice sur le glissement sociopathique d’une partie de ses effectifs. Muselées, entravées, harcelées par leurs hiérarchies, les juges et la presse dans leur quotidien, les forces de l’ordre ressemblent de plus en plus à ces chiens de combats martyrisés en cage et qu’on lâche le jour venu, contre un adversaire qu’il faut tuer avec l’aide de toute la rage contenue.
C'est ainsi que certains se lâchent sans retenue, et que d’autres ne peuvent plus supporter ce qu’ils sont devenus par association de corps.
Mais tout va bien, vous êtes en Macronie.


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