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Une facture de 24 milliards d'euros pour les contribuables ?


Rédigé le Lundi 8 Octobre 2018 à 09:00 | 0 commentaire(s)

Extrait de l'Édition du 10 octobre 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Dans notre émission du 23 avril dernier, nous avions évoqué sur ce même plateau la mise en examen de l’ancien directeur des mines d'Areva, dans l'enquête sur le rachat désastreux du canadien Uramin, par la société française, en 2007. Nous vous avions détaillé les scandales Areva, les gisements inexploitables d’Uraminrachetés à prix d’or (1,8 milliard d’euros), ses réacteurs EPR finlandais et normand, toujours inachevés et l’incurie de leur gestion depuis sa création en 2001. La facture a déjà coûté 4,5 milliards d’euros aux contribuables français, versés l’an dernier par l’État pour éviter la faillite.
Nous avions également détaillé tout le volet politique de cette escroquerie internationale qui implique Anne Lauvergeon, l'ancienne sherpa de Mitterrand, mais aussi Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, et Édouard Philippe, directeur des affaires publiques du groupe nucléaire, d’octobre 2007 à octobre 2010…
Tout ceci ferait presque figure de péripéties au regard des révélations du magazine Capital,dans son édition du 27 septembre dernier. Le groupe nucléaire pourrait se voir réclamer 24 milliards d'euros par la justice américaine dans une affaire de corruption aux États-Unis. Une étrange acquisition d’une start-up californienne,Ausra, spécialisée dans l’énergie solaire, sur laquelle la justice américaine se penche aujourd’hui, car elle soupçonne le groupe nucléaire français de ne l’avoir racheté que dans le but d’enrichir ses actionnaires, de hauts dignitaires du parti démocrate américain. En échange, ceux-ci auraient soutenu Arevadans l’obtention d’aides publiques à la construction d’une usine d’enrichissement en Idaho, baptisé Eagle Rock, un projet finalement abandonné en 2012.
 
On doit cette nouvelle affaire à Marc Eichinger, un enquêteur privé spécialisé dans la lutte contre la grande criminalité internationale et la corruption. Il connaît bien Areva… puisque c’est lui qui a rédigé le rapport remis en avril 2010 à la direction de la sécurité d’Areva pour dénoncer la potentielle escroquerie liée au rachat d’Uramintrois ans plus tôt…
La brigade financière, en charge des tentaculaires affaires d’Areva, à la suite de la nouvelle enquête de Marc Eichinger, a recommandé au Parquet national financier, le PNF, d’ouvrir une nouvelle instruction pour « corruption d’agent public étranger et trafic d’influence ». Curieusement, le PNF, si prompt dans l’affaire des costumes de Fillon, est toujours aux abonnés absents…
 
Les Américains, eux, sont plus réactifs. Et pour cause, Al Gore, vice-président d’Obama, John Kerry, secrétaire d’État de Barack Obama, et Harry Reid, chef de la majorité démocrate au Sénat entre 2006 et 2014 sont impliqués dans ce scandale en étant à la fois actionnaires de la start-up Ausraet donneurs d’ordre de l’administration en marchés et subventions d’État, notamment via le Department of Energy, le DOE, le ministère de l’Énergie. Ce DOE était conseillé par le cabinet d’avocats américain Debevoise & Plimpton, connu à Washington pour être proche du parti démocrate, au point qu’Hillary Clinton en fut l’unedes partenaires. Et qui a travaillé dans ce cabinet, de 2004 à 2007, juste avant d’intégrer la direction d’Areva ? Édouard Philippe…
Ausra, rebaptisé Areva Solar, n’a jamais généré que des pertes. Le Department of Energy a estimé que les magouilles autours d’Ausraont coûté aux contribuables américains quelque 28 milliards de dollars, ou si l’on préfère, 24,1 milliards d’euros au cours actuel… Une bien mauvaise nouvelle pour le contribuable… français. Car, en cas de procès pour corruption aux États-Unis, la règle veut que le montant de l’amende couvre la totalité du préjudice financier. Certes, le procureur pourrait se contenter de réclamer à Arevales 243 millions de dollars correspondant au montant de l’acquisition d’Ausra. Mais il peut aussi très bien exiger le remboursement de toutes les dépenses fédérales engagées.
Inutile de préciser que, Areva, aujourd'hui renommé Orano,n’ayant pas un centime en poche, c’est l’État qui devrait passer à la caisse. Les juristes font valoir que le seul moyen d’éviter un tel désastre serait que la justice française sanctionne elle-même les coupables.
Il faudrait qu’elle se penche sur le cas d’un certain Olivier Fric – le nom ne s’invente pas – qui est à l’origine de l’achat d’Ausrapar Areva.
Il n’a officiellement strictement rien à voir avec la société Areva, mais ce n’est autre que le mari, oui, le mari d’Anne Lauvergeon.
Édouard Philippe lui aussi aurait certainement des explications sur ses deux casquettes portées successivement des deux côtés de l’Atlantique.
 
Interrogées par le magazine Capital, la direction d’Oranoet l’Agence des participations de l’État (qui représente l’État au conseil d’administration d’Orano) ont indiqué n’avoir pas connaissance d’une instruction judiciaire concernant les activités américaines de la société…
Même son de cloche chez Édouard Philippe, il n’a, je le cite « aucune information sur le sujet ». Inquiétant pour un chef de gouvernement qui cumule le poste de Premier Flic de France, en tant que ministre de l’Intérieur par intérim.
Contactée par l’intermédiaire de Maître Versini-Campinchi, Anne Lauvergeon n’a de son côté pas souhaité répondre à la rédaction du magazine Capital. En retour, son avocat s’est contenté de traiter par SMS le lanceur d’alerte Marc Eichinger, de « rat crevé ».
Voilà donc toute la considération que la caste qui gravite dans les plus hautes sphères de l’état porte à la justice, aux contribuables et à la France.



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