L’ALGERIE, UNE GRENADE DEGOUPILLEE DANS NOTRE SALON !
Une fois de plus, une fois encore, nous allons parler de ce vĂ©ritable « poison » qui nous menace, aussi dangereux sinon plus, Ă moyen et long terme, que le Coronavirus. Rien n’est calmĂ© en AlgĂ©rie, et la farce Ă©lectorale qui a menĂ© au pouvoir Abdel Majid Tebboune, un homme du sĂ©rail adoubĂ© par l’armĂ©e, ne va pas calmer pour autant les participants des rĂ©currentes manifestations dans les rues d’Alger et d’ailleurs. La situation de l’AlgĂ©rie, au plan Ă©conomique, est catastrophique. Et comme tout rĂ©gime qui sent que la situation lui Ă©chappe un peu, un petit coup de patriotisme ne fait pas de mal pour dĂ©tourner l’attention d’un peuple au nationalisme exacerbĂ©. Nous avons vu cela avec les gĂ©nĂ©raux argentins qui, en 1982, ont créé la crise des Malouines, – avec le succès que l’on sait !-, et les colonels grecs Ă Chypre en juillet 1974, lĂ aussi avec l’échec patent de leur tentative de rattachement de l’île Ă la Mère-patrie. Ce qui n’a rĂ©ussi en fin de compte, qu’à favoriser leur ennemi hĂ©rĂ©ditaire, la Turquie. L’AlgĂ©rie aussi, en ressuscitant le POLISARIO, incarnation de cette pseudo RASD, la RĂ©publique arabe sahraouie dĂ©mocratique qui n’exerce sa souverainetĂ© bidon que sur du sable, aimerait bien crĂ©er une crise de diversion, avec comme objectif, s’ouvrir une façade sur l’Atlantique. Mais le royaume chĂ©rifien veille sur son patrimoine territorial. Alger a bien tentĂ© une nouvelle fois de crĂ©er une diversion, lors de la dernière rĂ©union de l’organisation de l’UnitĂ© africaine des 9 et 10 fĂ©vrier derniers. Sans succès. Et puis, l’armĂ©e royale marocaine veille aux frontières. Revenons Ă celle belle El DjĂ©zaĂŻr qui prĂ©tend faire du neuf,-le prĂ©sident Tebboune-, avec du vieux, en liquidant le clan  Bouteflika, et en ne s’écartant pas trop de celui de feu le gĂ©nĂ©ral GaĂŻd Salah, c’est-Ă -dire l’armĂ©e. Tout d’abord, les faits chiffrĂ©s. L’AlgĂ©rie est totalement ou presque dĂ©pendante pour ses exportations, du pĂ©trole et du gaz, qui rapportent des devises pour importer tout ou presque ! Sur une production gazière annuelle approximative de 130 milliards de m 3 de gaz, 50 sont consacrĂ©s Ă la consommation locale, alimentaire notamment, une consommation en hausse constante, 7 % en moyenne par an, qui ne cessera pas, en raison d’une prĂ©vision dĂ©mographique de 50 millions d’AlgĂ©riens en 2030, et 2030 c’est dans 10 ans ! Il faut se rappeler qu’en un demi-siècle d’indĂ©pendance, les diffĂ©rents gouvernements du FLN ont Ă©tĂ© incapables de diversifier l’économie, et que la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne vit, quasiment exclusivement, de la rente pĂ©trolière, contrairement Ă ses voisins qui ont su s’ouvrir au tourisme, dĂ©velopper leur agriculture et implanter des industries. Boumediene, l’ascĂ©tique colonel de l’armĂ©e des frontières, l’ALN, bien planquĂ©e au Maroc et en Tunisie, en voulant industrialiser l’AlgĂ©rie Ă la manière chinoise, a ruinĂ© son pays. Les hiĂ©rarques d’AlgĂ©rie, militaires en tĂŞte, sont donc une bande d’incapables, sauf pour se servir, et les jeunes, sans espoir concret, ont bien raison de descendre dans la rue pour demander des comptes.
Gaz et pétrole représentent l’essentiel des exportations et assurent la couverture des importations. Or, il faut savoir que les réserves s’amenuisent, tandis que la population, elle, nous venons de le voir, augmente : quand la France a quitté l’Algérie il y avait, plus ou moins, 9 millions de musulmans. Aujourd’hui, ils sont 43 millionset le solde net démographique est de 900 000 personnes par an, presqu’autant que l’Égypte. Comment peuvent-ils s’en sortent s’ils ne diversifient pas très vite leurs productions ? Ce sombre tableau n’est pas bon pour nous, Français. C’est un ancien ministre et président de la SONATRACH, la puissante société des hydrocarbures algériens, qui déclarait en 2012, cité par le professeur Bernard Lugan, spécialiste number one de l’Afrique :-« le degré d’épuisement avancé de nos réserves nous impose de constituer une réserve stratégique pour les générations futures, à défaut de leur léguer une économie diversifiée capable de progresser par elle-même ». C’était en ….2012, déjà  ! Aujourd’hui, ils y sont
Abdelmalek Sellal, ancien Premier ministre, déclarait quant à lui en 2014 devant les députés de l’assemblée nationale populaire, que « d’ici 2030, nos réserves couvriront nos besoins internes seulement ». 2030, c’est demain. C’est-à -dire que l’Algérie ne pourra plus utiliser la poule aux œufs d’or…noir, pour payer ses importations, notamment de nourriture, et qu’elle ne pourra plus subventionner les produits de première nécessité. D’où risque d’émeutes, voire de guerre civile alimentée par la subversion islamiste, et de fuite. Un exode,où, je vous le demande?
Les vases communicants
 Le regroupement familial est une grenade dégoupillée dans notre salon. En temps normal, il y a un va et vient incessant entre la France et l’Algérie. La famine, le chômage, les désordres, risquent de pousser sur la voie de l’exil des centaines de milliers d’Algériens et d’Algériennes, qui ont tous et toutes un parent ici ou là , dans le 9-3 ou à Marseille, mais pas que. (Les nombreuses paraboles sur les balcons de France et de Navarre, peuvent le prouver…. ) Et là , nous assisterions vraiment, grandeur nature, au débarquement que le prophétique roman de Jean Raspail avait mis dans nos têtes.
Quelle solution? Nous ne pouvons donner aucun conseil à l’Algérie. L’Algérie, par la volonté de De Gaulle, est devenue en 1962 un État indépendant, jaloux de sa souveraineté, agressif dans son attitude à l’égard de l’ancienne métropole. Une agressivité que l’on retrouve d’ailleurs dans le comportement de certains de ces binationaux, qui ont le cœur en Algérie mais la tête et les peids, pour les avantages divers et variés, bien ancrée en France. Combien repartent au « bled » accomplir leurs obligations militaires au sein de l’ANP ? Poser la question, c’est pressentir la réponse. Nous n’avons aucune possibilité d’agir en amont. Il ne nous reste plus que l’aval, c’est-à -dire une ferme politique migratoire aux frontières qui consisterait à exécuter vraiment les OQTF, les « Obligations de quitter le territoire français », à repousser sans ménagement aucun, les demandes d’asile qui ne seraient pas fondées, et surtout, surtout, à réviser notre législation en matière d’accueil et de regroupement des familles. Sans oublier que les trop nombreux avantages sociaux accordés par notre généreuse république, alimentent la pompe aspirante…. Car, nous le savons, dans le monde arabe et plus largement dans le monde méditerranéen, à l’exception des côtes européennes, la famille est de taille XXL.




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