Pendant que notre pays traverse une nouvelle vague de chaleur mortelle, un constat s’impose : la France accuse un retard civilisationnel considérable en matière de climatisation.
Peu de Français le savent – à moins d’avoir voyagé – mais dans de nombreux pays chauds, la climatisation est considérée comme un équipement de base.
En Tunisie, elle est omniprésente dans les commerces, les bureaux et les logements.
Aux États-Unis, elle équipe massivement les bâtiments depuis des décennies. Les hommes d’affaires travaillent en costume en laine même lorsqu’il fait 45 degrés à l’extérieur.
Personne n’y considère qu’avoir de l’air frais lorsque les températures deviennent dangereuses constitue un luxe ou une faute morale.
En France, la majorité de la classe politique entretient depuis des années une hostilité idéologique envers la climatisation. Tout se passe comme si supporter la chaleur était devenu une vertu civique et que souffrir constituait un signe de supériorité morale.
Cette position n’est pas seulement absurde : elle est irresponsable.
La climatisation n’est pas un gadget. Elle constitue une question de santé publique et parfois de survie pour les personnes âgées, les nourrissons, les personnes fragiles ou atteintes de maladies chroniques, ainsi que pour de nombreux animaux domestiques.
Je déteste cette saison qu’est l’été.
Pourtant, vous ne me verrez jamais me plaindre de l’hiver.
Une raison simple à cela : lorsque les températures chutent, les trains, les administrations, les écoles et les bâtiments publics sont chauffés. Personne ne trouve cela scandaleux. Personne n’explique aux Français qu’ils devraient apprendre à supporter le froid.
Dès lors, pourquoi accepterions-nous l’inverse en été ?
Si l’État estime légitime de chauffer les bâtiments publics en hiver, il doit considérer comme tout aussi légitime de les climatiser en période de canicule.
La France doit adapter ses infrastructures en considération du réel plutôt que par rapport aux postures idéologiques.
C’est dans cet esprit que Marine Le Pen a récemment défendu un plan d’équipement en climatisation, notamment pour les établissements publics les plus exposés à la chaleur. Cette proposition a le mérite de poser une question simple : combien de temps allons-nous continuer à laisser des écoles, des hôpitaux, des maisons de retraite ou des administrations fonctionner dans des conditions parfois insupportables ?
La France dispose en outre d’un avantage considérable : son parc nucléaire.
Nous produisons une électricité abondante, pilotable et faiblement émettrice de CO2.
Dans ces conditions, il est parfaitement légitime d’utiliser cette énergie pour protéger les Français contre les températures extrêmes.
Refuser un outil qui protège efficacement des millions de personnes relève de l’aveuglement.
Si des pays moins riches que la France parviennent à climatiser leurs commerces, leurs administrations et leurs logements, il n’existe aucune raison sérieuse pour que notre pays en soit incapable.
Le progrès technologique et civilisationnel consiste à améliorer les conditions de vie des hommes. Il ne consiste pas à leur demander de souffrir davantage pour satisfaire des dogmes climato-tarés.
Pierre-Nicolas Nups – Secrétaire général du Parti de la France




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