A 40 kilomètres à l’est de Calais dans le nord de la France, la ville de Grande-Synthe fait elle aussi face à l’afflux de migrants. Située à proximité d’un port de fret qui rejoint l’Angleterre, cette ville de 20 000 habitants abrite un camp qui a vu sa population passer de 300 migrants à près de 2 000 en quelques semaines.
Mille tonnes de pierres viennent se déverser sur l’allée centrale du camp de Grande-Synthe. Les services techniques de la ville s’activent. Et parmi les employés, Patrick Limousin s’inquiète de voir chaque jour de nouvelles arrivées. « C’est difficile de voir comment on va trouver une solution. Tout ça, ça devient compliqué », raconte-t-il.
Assis autour d’une jante de voiture qui leur sert de feu de camp, quatre Iraniens écoutent de la musique sur un téléphone portable. « Quand on est arrivés ici, confie Majni, arrivé à Grande-Synthe il y a deux mois, il y avait bien moins de monde. Depuis deux semaines, le camp grossit, de nouvelles personnes arrivent tous les jours parce qu’elles veulent aller en Angleterre. »
En septembre dernier, le camp de Grande-Synthe ne dépassait pas les 300 migrants. Aujourd’hui ils sont entre 1 500 et 2 000. Une partie vient du camp voisin de Téteghem, évacué en novembre, mais pour Claire Millot de l’association Salam, il existe une autre explication : « La pression des migrants vers l’Angleterre a beaucoup augmenté avec la situation internationale et du coup, ça a augmenté à Calais comme ça a augmenté à Grande-Synthe ».
Avec l’augmentation de la population, Claire Millot redoute que le camp de Grande-Synthe ressemble un jour à la jungle de Calais où vivent près de 5 000 personnes.
source : rfi.fr
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