Attentat à Paris : le président tchétchène met en cause la société française

15 Mai 2018 | Revue-de-Presse | 0 commentaires

Ramzan Kadyrov, le président de la République de Tchétchénie, estime que la France est responsable de la radicalisation du terroriste Khamzat Azimov.

« Toute la responsabilité revient entièrement aux autorités françaises », a déclaré sur le réseau social Telegram le président de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, au lendemain de l’attaque terroriste qui a fait un mort et quatre blessés, à Paris, samedi 12 mai. Selon lui, le terroriste est un certain Hassan Azimov, un jeune homme originaire de Tchétchénie qui a obtenu un passeport russe à l’âge de 14 ans avant d’avoir la nationalité française à l’âge de 20 ans.
« Un sort différent en Tchétchénie »

Ces affirmations vont à l’encontre des premières constatations des enquêteurs français qui affirment que l’auteur de l’attaque s’appelle Khamzat Azimov, un homme né en Tchétchénie en 1997, naturalisé français en 2010, et qui a grandi à Strasbourg dans une famille de réfugiés. Au-delà de ces approximations, le président tchétchène a défendu son pays en accusant vivement la société française. 
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« Je considère important de faire remarquer que toute la responsabilité pour le fait qu’Hassan Azimov a décidé d’emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises », a-t-il lancé. Et de poursuivre : « Il n’a fait que naître en Tchétchénie, mais il a grandi et a formé sa personnalité, ses opinons et ses convictions au sein de la société française. (…) Je suis sûr que s’il avait passé son enfance et son adolescence en Tchétchénie, le sort d’Hassan aurait été différent. »

Comme le rappelle le journal L’Opinion,  Ramzan Kadyrov est coutumier de ce genre de déclarations qui dédouanent la Tchétchénie. En avril 2013, pendant le marathon de Boston, aux États-Unis, deux frères d’origine tchétchène (Djokhar et Tamerlan Tsarnaïev) avaient posé une bombe lors d’un attentat qui avait tué trois personnes et blessé plus de 240 autres. Ramzan Kadyrov avait alors déclaré qu’il fallait « chercher les racines du mal en Amérique », là où ils « ont grandi ».

Le président tchétchène est un proche de Vladimir Poutine qui l’a installé au pouvoir en 2007 pour pacifier la petite république caucasienne après deux guerres sanglantes dans les années 1990 et 2000.

source: valeursactuelles.com

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