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David Thomson : « Il est impossible de s’assurer de la sincérité du repentir d’un djihadiste »



A l’heure ou le gouvernement de Macron envisage de faire rentrer près de 130 jihadistes « français » emprisonnés en Syrie, rappelons les paroles de David Thomson, un des premiers lanceurs d’alerte en France sur la dangerosité de ces fanatiques de l’islam.


Le Figaro  : Le débat sur le sort à réserver aux djihadistes arrêtés en zone irako-syrienne fait rage en France. Trois avocats, Marie Dosé, William Bourdon et Martin Pradel, dénoncent par des plaintes le refus de la France de rapatrier ses ressortissants. Le gouvernement estime que les prisonniers doivent être jugés sur place. Fait-il preuve de cynisme ou de réalisme ? 

En rejoignant un groupe terroriste, les djihadistes savaient où ils mettaient les pieds. Dès septembre 2014, de Syrie, ils promettaient, je cite, de «mettre la France à genoux» en tuant des civils. Sur zone, tous les djihadistes ont porté les armes. Les avocats font leur travail. Il est à noter que William Bourdon faisait partie de mes contradicteurs les plus virulents en 2014, quand j’essayais d’expliquer que les djihadistes partis en Syrie avaient des intentions terroristes contre la France. Son erreur d’analyse s’explique sans doute par le fait qu’il a parmi ses clients un authentique ex-djihadiste, ancien de Guantanamo, que je connais et qui lutte aujourd’hui contre cette idéologie. Mais ces cas sont très rares dans ce milieu. Par ailleurs, je connais très bien Martin Pradel, puisque c’est mon avocat. Il est très attaché à la défense des libertés fondamentales en France mais aussi en Afrique, au Maghreb et en Turquie. Je comprends sa démarche en tant que juriste, mais, à mes yeux, un détenu terroriste n’est pas un détenu comme un autre. Il est impossible de s’assurer de la sincérité du repentir d’un djihadiste. 

N’oublions pas les précédents, comme celui du Belge Oussama Atar, parti rejoindre le premier djihad irakien, condamné en 2005 à dix ans de prison en Irak. Se présentant comme repenti et malade, il avait bénéficié en Europe d’une vaste campagne de soutien conduisant à sa libération anticipée. Il a ensuite regagné le djihad en Syrie pour devenir un des coordinateurs des attentats du 13 novembre. Je pourrais citer des dizaines d’autres exemples comme celui-ci.
 

 

Source : contre-info



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