Justice politique : faut-il sauver Marine Le Pen pour qu’elle perde encore ?

14 Jan 2026 | Non classé | 0 commentaires

Le procès en appel de Marine Le Pen s’ouvre aujourd’hui comme une mauvaise pièce dont on connaît déjà la fin. À Bruxelles, l’hypocrisie règne en maître : des règles absurdes, tatillonnes, conçues par des technocrates hors-sol qui croient qu’un député est un fonctionnaire sous tutelle. Évidemment, un élu devrait pouvoir employer ses assistants comme il l’entend. Évidemment.

Mais voilà : encore faut-il ne pas confondre combat politique et amateurisme. Car la fraude, elle, est là. Massive. Grossière. Sans l’ombre d’une précaution. Ils ont pillé le système comme des enfants pris la main dans le pot de confiture. Pas de finesse, pas de camouflage, pas même l’intelligence du doute.

La confirmation de la condamnation ne fait guère de suspense. La vraie question est ailleurs : l’inéligibilité sera-t-elle maintenue ? Cette peine infamante, moralement discutable, juridiquement discutable, mais surtout politiquement explosive. Une peine qui vise une seule chose : empêcher Marine Le Pen d’être candidate en 2027.

Ironie suprême : ce serait peut-être la meilleure option – pour des magistrats « engagés » – que de la laisser concourir. Car Marine Le Pen n’est plus un espoir mais une habitude. Une machine à perdre. Un repoussoir prévisible et vieillissant. Pendant ce temps, Jordan Bardella caracole en tête, moderne, lisse, électoralement redoutable.

Alors la vraie ruse serait-elle judiciaire ? Les juges rouges la remettront-ils dans la course pour être sûrs qu’elle échoue encore ? En politique comme en justice, le cynisme est souvent plus fort que le droit.

Thomas Joly – Président du Parti de la France

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