Certains esprits bougons aiment rabrouer les Français pour leur faculté à célébrer les défaites.
Si ce comportement est certes problématique quand on a souvent tendance à citer Crécy ou Azincourt avant de citer Patay ou Castillon, ou quand on commémore en grande pompe Waterloo avec tous les officiels tout en boudant ostensiblement Austerlitz, il y a un cas où ça n’est pas tant une défaite militaire mais une manifestation du panache et de l’honneur qui sont célébrés : Camerone.
65 hommes de la Légion Étrangère tenant tête à 2050 hommes des troupes républicaines mexicaines à Camarón de Tejeda près de Veracruz au Mexique.
L’issue était écrite d’avance mais ces hommes n’ont pas détalé en rase campagne, ils se sont battus advienne que pourra.
C’était le 30 avril 1863. Depuis, la Légion Étrangère honore ses héros au cours d’une cérémonie solennelle et émouvante à Aubagne (quartier général de la Légion depuis la perte de l’Algérie et par là-même de son siège historique de Sidi-Bel-Abbès) au cours de laquelle la main du Capitaine Danjou (sa prothèse en bois), mort au champ d’honneur à Camerone, est solennellement portée par un légionnaire pour recevoir les honneurs militaires.
Voilà pour le panache.
À l’heure où nos dirigeants parlent de guerre sans mesurer leurs propos, où Macron boude la cérémonie d’hommage au Sergent-Chef Florian Montorio, préférant se rendre à une énième réunion d’un énième comité Théodule dont l’utilité reste à démontrer, sachons nous en souvenir et honorer ceux qui sont tombés à Camerone comme partout ailleurs.
Honneur à la Légion.
Iannis Moriaud – Membre du Bureau politique du Parti de la France



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