Il est proprement écœurant de lire une presse qui titre que les noms « Le Pen » et « Front national » apparaissent dans les dossiers Epstein.
La manœuvre est grossière. Elle saute aux yeux de quiconque a pris la peine de consulter ces documents dès leur mise en ligne par le département de la Justice américain.
Ces dossiers révèlent surtout un milieu structuré, traversé par des obsessions identitaires — pour ne pas dire raciales — qui relèvent moins du hasard que d’un tropisme idéologique bien identifié.
Cette réalité, la presse française se garde soigneusement de l’exposer. Elle préfère insinuer, amalgamer et tenter de compromettre Marine Le Pen auprès de ses lecteurs, qui ne sont d’ailleurs pas aussi dupes qu’on voudrait le croire, à en juger par les commentaires.
S’agissant de Marine Le Pen, il est question d’une hypothèse de financement pour les élections européennes de 2019 par Epstein — hypothèse restée lettre morte. Non par vertu, mais parce que les grands architectes de ce milieu considéraient son parti comme un « parti de ploucs ». Voilà la vérité. Si la tentative de compromission a échoué, c’est uniquement pour cette raison.
Dieudonné, en revanche, est explicitement identifié comme un danger réel, un élément à neutraliser. La différence de traitement est éloquente.
Jamais le Front national de Jean-Marie Le Pen n’aurait été envisagé comme un mouvement à soutenir. S’il avait été mentionné dans ce type de dossiers, ce l’aurait été comme une cible à abattre, non comme un partenaire potentiel.
La réalité est simple : le RN est devenu une antichambre du Likoud en France, ou aspire à l’être. Nous sommes passés de Duprat à Odoul, de Holeindre à Tanguy. Ce n’est pas une opinion, c’est un constat.
Le RN n’est plus un parti souverainiste, encore moins un mouvement anti-système. L’extrême droite institutionnelle fait la bise à Meyer Habib, applaudit Israël, mendie des invitations à Jérusalem. Bardella et Marion posent devant le Mur des Lamentations pendant qu’ils vénèrent De Gaulle et tremblent à l’évocation de Pétain.
C’est ainsi.
Et il n’y a qu’un seul parti politique aujourd’hui qui détonne réellement dans ce paysage. C’est le mien.
C’est un fait.
Pierre-Nicolas Nups – Secrétaire général du Parti de la France




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